Mardi 29 mai 2007 2 29 /05 /Mai /2007 07:57
Liberté 62 n°757 - Le 18 Mai 2007 -Politique

LE VOTE COMMUNISTE POUR RÉSISTER ET CONSTRUIRE


Par Jean-Michel Humez


personne-5462.jpg LA victoire de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle démontre que la droite a gagné pour l'instant le combat idéologique. Une victoire acquise face à l'invisibilité d'un projet alternatif non capitali
ste de la part de la candidate socialiste. L'audience des communistes dans le monde du travail, la faiblesse des scores obtenus chez les ouvriers et les employés interpellent à ce titre fortement le PCF. Il ne faut donc pas gâcher la seconde chance qui s'offre à l'occasion des élections législatives même si le combat sera rude. L'UMP a déjà donné le ton sur le thème : «Donnons une majorité au président» avec en préparation un pacte présidentiel pour les législatives susceptibles de ratisser au centre et même sur une frange de la socialdémocratie comme l'atteste l'ouverture du gouvernement à des personnalités du PS. François Bayrou veut limiter les dégâts avec son nouveau «Mouvement démocrate», espérant retrouver les électeurs véritablement centristes. Le Front national veut laver l'affront du 22 avril en adressant un message à ses électeurs qui ont voté Sarkozy dès le premier tour de la présidentielle. Au lendemain de la défaite de Ségolène Royal, les socialistes affichent leur volonté de faire taire leurs divisions pour tenter de limiter une probable nouvelle défaite.

La campagne du PCF


Ne nous cachons pas, la campagne sera difficile pour les candidats communistes. La victoire nette de Sarkozy, la défaite de la gauche, l'affaiblissement du PCF vont peser. La classe politique et les médias vont certainement utiliser largement l'argument de la mort du PCF. Mais il y a une donnée à prendre en compte. Pendant plusieurs mois, les communistes ont débattu avec des milliers de femmes, d'hommes, de jeunes, de syndicalistes, de militants associatifs de propositions novatrices en rupture avec le capitalisme qui sont en mesure de répondre aux attentes populaires. Cela n'est pas négligeable. Des idées ont été semées sur lesquelles les candidats et les militants communistes peuvent s'appuyer pour les élections législatives. Il faut avoir en tête un fait (une réalité ?) que de nombreux électeurs aient précisé leur accord sur les propositions du PCF tout en ayant préféré le «vote utile» pour assurer la présence de la gauche au deuxième tour de l'élection présidentielle. On peut spéculer sur cette démarche ce qui suppose d'aller à leur rencontre, de débattre avec eux de la situation du pays, de l'importance de l'influence communiste. Les candidats du PCF se doivent d'être des candidats qui portent les valeurs de la gauche, des candidats de la résistance et de la lutte à la politique de Sarkozy. Cette posture est d'autant plus d'actualité au regard des luttes multiples qui se développent dans le pays. Dans ce contexte, le message des candidats communistes doit s'ancrer sur des valeurs fortes : les valeurs de solidarité, de fraternité, de justice, d'égalité, de laïcité, de liberté, de paix. Ce message doit promouvoir une société où le vivre ensemble prime sur les divisions et le rejet de l'autre, où la solidarité reprenne tout son sens, une société fondée sur les droits fondamentaux accessibles à tous garantis par des grands services publics, une société dont le but soit l'émancipation humaine et non la rentabilité des dividendes des actionnaires, une société qui lutte contre toutes les dominations et les discriminations, une société qui agisse pour une Europe sociale, un monde sans guerre, un nouveau type de développement respectueux de l'humanité et de la planète. La construction d'une France qui ne renie pas les grandes pages sociales de son histoire que notre peuple a écrites. Tout cela appelle à une gauche de courage, de responsabilité qui ose rompre avec les dogmes du libéralisme.

Les communistes sont en campagne

Le calendrier est serré. Il nous reste trois semaines avant le 10 juin. Si les communistes ont subi un choc le 22 avril dernier, ils n'en sont pas pour autant démobilisés. Nombre d'entre eux sont déjà de plain-pied dans la campagne des législatives avec leur candidat. Il faut maintenant élargir la mobilisation, prendre des initiatives, poursuivre les contacts de proximité... Une perception du travail militant approuvé par le conseil fédéral du Pas-de-Calais réuni vendredi dernier à Lens. Les communistes du Pas-de-Calais sont convaincus que dans ces moments difficiles, il est encore possible de travailler à la construction d'un espoir à gauche, qui passe par un sursaut de l'électorat et une remontée de l'influence du PCF.
Par Liberté 62 - Publié dans : Politique
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 29 mai 2007 2 29 /05 /Mai /2007 07:56
Liberté 62 n°757 - Le 18 Mai 2007 – p.6 - Social

SERVICES PUBLICS, LA GRANDE BRADERIE, UN LIVRE DE DOMINIQUE DECÈZE

RESTRUCTURER ET VENDRE AU PRIVÉ


Par Pierre Pirierros

Les éditeurs font bien les choses et lorsque l’on ouvre le livre de Dominique Decèze sur “Les services publics, la grande braderie”, (chez J.C. Gawsevitch), le sous-titre ne saurait masquer le ton général puisque l’ouvrage paraît dans la collection “Coup de gueule” ! Il en était de même pour “La Machine à broyer” sur la privatisation de France Télécom. Coup de gueule contre les dysfonctionnements, les prébendes, les casses successives, le pouvoir de quelques uns, etc. etc. Alors cette grande braderie ?

L’AVENIR des services publics est une question centrale de l’alternative au libéralisme. On ne peut pas prétendre mettre l’économie au service du social sans remettre en cause les dégâts causés par les tenants du libéralisme. Dans notre région, de nombreux élus ont pris les devants en mettant tout cela sur la place publique et l’on pense aussitôt au référendum organisé à Houdain par le maire PCF, Daniel Dewalle. “Touche à ma Poste, ma DDE, mon commissariat de police, mon Trésor public”, cette exigence est au centre d’une action unanime du conseil municipal, action à laquelle est appelée à s’y associer, le plus naturellement du monde, toute la population houdinoise. Tous les électeurs (à partir de 18 ans, qu’ils soient inscrits ou non sur les listes électorales et quelle que soit leur nationalité) pourront voter avec une carte d’identité. À Houdain, donc, la solennité du référendum (non prévu dans les lois de la République) transforme l’acte citoyen et l’acte civique d’un seul coup en faisant des habitants les défenseurs autorisés et “légaux” des services publics appelés à disparaître ou à se restructurer, ce qui est quasiment la même chose, puisque de toutes façons, ils ne seront plus “présents” dans la commune.

La Poste fait même l’objet de querelles internes au sein même de son administration, à la direction départementale, le directeur du service “grand public” est pour la fermeture de La Poste dans sa configuration actuelle et le directeur “courrier” est pour son maintien. Cette cacophonie illustre bien le peu de bien fondé de La Poste pour ses services. La direction veut fermer le centre de tri pour ne garder qu’un petit guichet. Car le service public régule la vie de tous les citoyens, à commencer par les transports... Mais l’État ferme à tour de bras, hôpitaux, gares, postes, écoles, trésorerie, gendarmerie ; la Poste est
malmenée dans son rôle initial et en janvier 2006, c’est la création de la Banque Postale et la disparition des CCP ! Une augmentation de 16,5% des dix plus hauts salaires de la Poste en 2005, le rapport social de l'entreprise est précis sur ce point. La revalorisation salariale de 1,2 % est proposée pour les employés de La Poste en 2006. L'augmentation atteint "79 % depuis 2001" et ces dix salaires représentent désormais "3,462 millions d'euros brut par an" au total, soit 28.850 euros brut par mois en moyenne pour chacun de ces dirigeants, membres du comité exécutif de la Poste. La proposition salariale de la direction pour 2006 est une véritable provocation ; la direction propose, en effet, pour les cadres 1 % de hausse avec en parallèle une augmentation individuelle maximale de 1,6 %, et pour les employés 1,2 %". Ces propositions concernent les quelque 100.000 contractuels de la Poste (qui compte en outre environ 200.000 fonctionnaires).

Gestionnite

Mais où commence et où s’arrête le périmètre des services publics, ce sont d’abord les services régaliens de l’État mais la massue des dégengagements, et pas seulement, dans les zones rurales, retombe sur la vie quotidienne du pays. L’Équipement ? C’est le transfert de la moitié des agents des directions départementales vers les conseils généraux et le ministère de l’Intérieur parle de “bouquet de services minimal !” De rapports en dérapages et de méthodes d’action en gestionnite tenace, des principes sont réaffirmés tout en axant le processus de décentralisation, des réformes de l’État, des obligations de service universel, dans un sens voulu par Bruxelles et l’Union européenne. La notion de concurrence fait son apparition à grands pas de prédateur, lorsque la droite parle de “modernisation des services publics”, ce n’est pas un éloge vide de sens, c’est tout le contraire avec la casse successive et évidente pour réduire les budgets. Les termes de maintien, d’amélioration, de développement de l’accessibilité et de la qualité de ces mêmes services publics sont utilisés mais leur véritable signification est détournée des fondements des pratiques connues. Le rapport “Durieu” suscite des inquiétudes.

Restrictions budgétaires pour l’école

images-1.jpg La politique faite dans l’éducation nationale avec les restrictions budgétaires massives en est l’exemple. L’apprentissage “junior” dès 14 ans, la précarisation de l’emploi, tout un contexte préoccupant pour la réussite de tous les jeunes. Plus de 600 postes vont être supprimés à la rentrée prochaine dans l’Académie de Lille. Aucune zone géographique n’est épargnée. Sous couvert d’«individualisation des parcours», c’est une école à plusieurs vitesses qui est organisée. Pour certains élèves, la découverte professionnelle et un entretien individuel d’orientation dès la quatrième visent à préparer des sorties précoces du système scolaire. Pour d’autres, seront réservés la possibilité de déroger à la carte scolaire ou le développement des bourses au mérite. Ces mesures vont à l’encontre d’une politique de mixité sociale. Elles illustrent le tri social organisé par la loi Fillon. Comment penser faire mieux réussir tous les élèves dans des zones en difficulté en réduisant les exigences à un socle appauvri, sans proposer de mesures visant à favoriser les apprentissages pendant le temps scolaire ?

Quelle justice fiscale ?

La justice fiscale passe par une pérennité des services publics et contre la diminution des agents des impôts, en un peu moins de dix ans, nous en avons perdu 600 dans le Nord/Pas-de-Calais. Les syndicalistes de ce secteur relient directement la politique fiscale et la dette de l’État (thème récurrent dans la campagne électorale). Comment va évoluer cette fiscalité dans le cadre européen ? Comment définir le rôle de l’agent des impôts alors que la TVA représente un pourcentage important dans les recettes en regard de l’Impôt sur le revenu.

À EDF

edf-gdf-100-public.jpg Les “engagements” de service public inscrits dans le contrat signé entre la direction et l’État, qui n’ont jamais été négociés avec personne, portent l’empreinte des luttes menées toutes ces dernières années contre la privatisation. Mais, d’une part, le gouvernement oublie de dire aux Français que ces dispositions sont renégociables dès 2007. Et, d’autre part, il sait pertinemment que l’engrenage boursier dans lequel il engage aujourd’hui EDF battra en brèche dès que possible des digues volontairement provisoires.

Et l’Hôpital public ?

Chaque établissement connaît un manque budgétaire évident pour 2007, cela est la résultante de l’État prévisionnel des dépenses et des recettes qui fait apparaître des dysfonctionnements pour la marche normale puisque les établissements sont obligés de solder leur passif et organisés des reports de charges sur fonds propres. Des dotations supplémentaires immédiates sont exigées par les personnels et leurs principaux syndicats dont la CGT ; cela passe par une remise à plat des situations budgétaires de tous les établissements, l’ouverture de réelles négociations sur l’emploi et la formation. Les économies au niveau de la Sécurité sociale prônées en haut lieu pénalisent doublement les populations en créant une médecine à multi-vitesses et en faisant porter aux mutuelles un poids de plus en plus important. Le contexte actuel qui se pose est celui du devenir du Service public hospitalier : qualité du dialogue social en baisse, dégradation historique de la situation budgétaire des établissements, vécu et conditions de travail difficiles, salaires et reconnaissance professionnelle en berne, déficit d’emplois, précarisation en augmentation, pénurie de personnels qualifiés. Brader, c’est vendre à bas prix ! On vend ou on externalise les services publics, autrement dit le transfert au privé.
Par Liberté 62 - Publié dans : Social
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 29 mai 2007 2 29 /05 /Mai /2007 07:55
Liberté 62 n°757 - Le 18 Mai 2007 – p.7 - Social

ASSISTANTS SOCIAUX SCOLAIRES EN RÉSISTANCE

Par Jérôme Skalski

Répondant à l'appel de la Fédération Syndicale Unitaire, une quarantaine de personnes s'est rassemblée, vendredi 10 mai, pour dénoncer un projet de redéploiement intra-académique de postes d'assistants sociaux scolaires. Ce rassemblement, organisé dans le cadre d'un mouvement régional de grève, s'est déroulé en matinée devant le siège de l'Inspection Académique du Nord à Lille. Une délégation syndicale a été reçue pour l'occasion par l'Inspection Académique. Une pétition a été déposée. Présent sur place, Liberté 62 a interrogé Anouk Breton, responsable du Syndicat National Unitaire des Assistants Sociaux des Fonctions Publiques - SNUAS FP FSU- sur le sens de cette mobilisation.

IMG-1104.JPG

Une quarantaine d’assistants sociaux scolaires était rassemblée vendredi 10 mai devant l’Inspection
académique à Lille.
(Photo Liberté 62).

— Liberté 62 : "Les assistants sociaux scolaires de la région Nord-Pas-de-Calais, ce vendredi 10 mai, se sont mis en grève et ont organisé un rassemblement devant l'Inspection Académique. Pouvez-vous nous expliquer les motifs de cette grève et de ce rassemblement ?"

— Anouk Breton : "Nous sommes rassemblés aujourd'hui pour contester un projet de redéploiement intra-académique de postes d'assistants sociaux scolaires et plus généralement pour protester contre la réorganisation du service social qui se voit mis à mal depuis quelques années avec des redéploiements voire des pertes de postes dans des secteurs extrêmement douloureux et extrêmement sensibles. Nous dénonçons la mise en oeuvre d'une politique antisociale et répressive où, sous couvert de manque de moyen et sous prétexte de répartition équitable et égalitare des moyens, sont décidées des suppressions de postes qui fragilisent les jeunes et affaiblissent les service public d'éducation."

— L62 : "Quelle est la fonction des assistants sociaux dans les établissements scolaires ?"

— A. B. : "Les assistants sociaux scolaires forment l'un des maillons de la chaîne de l'éducation nationale. Ils font partie des équipes éducatives au même titre que les enseignants. Ce sont des travailleurs sociaux dont le champ d'intervention est axé sur le parcours du jeune, sur son mal être, sur sa réussite ou son échec scolaire. De fait, ils sont les interlocuteurs privilégiés du jeune face à une école qui, soit ne lui laisse pas toute sa place, soit ne prend pas suffisamment en compte son parcours social ou familial. Ils sont présents aux côtés du jeune pour tenter de rétablir son équilibre et son bien être dans l'école."

— L62 : "Comment comprendre le mouvement de réduction de postes dans le secteur des
assistants sociaux scolaires ?"

— A. B. : "Ce sont des choix politiques qui sont faits. Nous faisons face à une politique de réduction des postes publics, des postes de fonctionnaires et à la volonté exprimée par les directives européennes de réduire les postespublics et, à ce titre, ceux de l'éducation nationale. Le service social en particulier n'échappe pas à cette politique de liquidation des postes publics."

— L62 : "Quelle est l'attitude de votre hiérarchie à cet égard ?"

— A. B. : "Nous sommes confrontés à un climat social assez difficile où, depuis maintenant cinq ans, le dialogue social est extrêmement pauvre et où sous couvert de groupe de travail d'information sur les décisions et sur les projets, nous nous voyons imposer, sans discussion, des directives décidées sans consultation. Dans ce cadre, le dernier mouvement des assistants sociaux scolaires remonte à 2003 et avait été victorieux en se mobilisant contre la décentralisation et le transfert du service social scolaire vers les départements. Depuis, même si le climat social s'est durci, même si le projet de réorganisation du service social dans le Nord- Pas-de-Calais nous est imposé, nous voulons marquer le coup, nous faire entendre, nous rassembler et manifester notre volonté de résistance."

Propos recueillis
par J.S.

LE RECTORAT, PETIT SOLDAT DU MINISTÈRE DE DROITE...

Dans un communiqué publié le lundi 7 mai, le SNUAS FP-FSU dénonce la mise à mal de la profession des assistants sociaux scolaires et un "retour en arrière" dont "le résultat est que le travail accompli depuis ces dernières années" est "méprisé et bafoué au profit d’une logique comptable". Extraits.

"DANS un contexte politique explosif où la chasse aux pauvres est lancée, où la peur de l’autre, le rejet de la différence, l’exclusion des exclus, l’individualisme forcené, deviennent les valeurs de référence, il n’est pas étonnant que notre profession soit mise à mal. Sous couvert de rationalisation des moyens, le Rectorat, petit soldat du Ministère de droite, a décidé unilatéralement de modifier les secteurs des assistants sociaux scolaires de l’Académie de Lille (...) Que se passe-t-il ? Depuis plus de 5 ans, les créations de postes d’assistant social diminuent, voire sont inexistantes. Par exemple, cette année seulement deux créations pour l’Académie… Alors, pour combler ce manque de postes, le Rectorat via les Inspections Académiques, crée une illusion de "dynamique de service" en modifiant les secteurs pour redistribuer les postes du Nord vers le Pas-de-Calais, dans un esprit soi-disant d’équilibrage ou d’équité. Pour ce faire, il décide de supprimer les doublons des zones "violence" - pour rappel, en 1998, le gouvernement avait abondé certains établissements dits "violents" en postes d’assistant social et d' infirmière…. résultat : dans la plupart des zones RELEV, il y a 2 assistants sociaux par établissement. Nous (...) refusons ce marchandage qui risque de nous diviser et surtout de dégrader les conditions de travail et la qualité de l’aide que nous apportons aux élèves, aux familles et aux équipes éducatives. Nous assistons à un retour en arrière qui voit l’augmentation des établissements couverts par l’assistant social - 2, 3 voire 4 établissements-, et qui voit d’ici 3 ans la suppression des "doublons" des zones RELEV. Il est question de supprimer 15 postes dans le Nord en faveur du Pas-de-Calais. Ce n’est pas l’apport de postes dans le Pas-de-Calais que nous dénonçons, mais bien le sentiment d’être "déshabillés". Le résultat est que le travail accompli depuis ces dernières années nous semble méprisé et bafoué au profit d’une logique comptable. Nous dénonçons également la faible dotation des frais de déplacements qui ne fera qu’aggraver les difficultés, déjà existantes, pour remplir nos missions de service public. Nous dénonçons l’absence de créations de postes."
Par Liberté 62 - Publié dans : Social
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

FEULLETER LIBERTE 62 EN LIGNE

Pour feuilleter Liberté 62 en ligne, cliquer sur la "Une" miniature.

Quinze ans déjà que notre hebdomadaire Liberté 62 paraît chaque semaine après la fermeture, en 1992, de notre quotidien régional Liberté. Quinze ans d'une belle aventure que nous entendons poursuivre au service du monde du travail et de la création. Chaque semaine, Liberté 62 décortique, analyse, rend compte de l'actualité nationale et internationale, informe des luttes et des résistances des populations de notre département et de notre région.

Journal engagé et d'opinion, Liberté 62 s'emploie aussi à donner des armes aux militants communistes et progressistes face à la bataille idéologique mené par le MEDEF, l'UMP et son président Nicolas Sarkozy. Journal d'expression communiste et anticapitaliste, Liberté 62 combat le fatalisme et la résignation nourri par le réformisme de gauche.

Comme toute la presse écrite et notamment la presse d'opinion notre hebdomadaire souffre d'un manque de lecteurs, d'un manque de recettes publicitaires. Le meilleur moyen de le soutenir, de le promouvoir passe par sa lecture, pour ne pas avoir à dire un jour, comme l'avait écrit en 1956 fort brillamment Roger Vaillant parlant de l'éventuelle disparition du quotidien L'Humanité : "J'ai fait un mauvais rêve".


Hervé Poly, rédacteur en chef de Liberté 62

Liens




Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés