GAZONOR (AVION) - LA POMPE À FRIC EST EN MARCHE

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Liberté 62 n°776 - Le 28 Septembre 2007 - 7 – Social


GAZONOR (AVION)

LA POMPE À FRIC EST EN MARCHE

 

Filiale spécialisée dans l'exploitation du gaz de mine, Gazonor a repris, en mai dernier, les activités de Méthamine, s'assurant ainsi la maîtrise entière de la valorisation du gaz de mine dans le Nord Pas-de-Calais. Le cadre de la revente de Gazonor est lancé.

 

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Henri Tobo, syndicaliste CGT d’EDF-GDF :

 

La pompe à fric est en marche !”.









GAZONOR est titulaire de deux concessions sur trois sites, qui produisent 500 GWh par an de gaz de mine. Détenu par Charbonnages de France et Gaz de France, le groupement d’intérêt économique “Méthamine” exploitait le site d'Avion où est réalisée 80 % de la production qui est injectée dans le réseau de gaz naturel. En reprenant les actifs de Méthamine, Gazonor est devenu l'unique propriétaire des installations locales et s'assure de la maîtrise entière de l'activité de captage et de valorisation du gaz de mine dans la région. Les élus communistes entendent défendre le caractère public de Gazonor avec les conséquences directes que cela entraîne. Jean-Claude Danglot, sénateur, Jacky Hénin, député européen et Alain Bocquet, député, interpellent le président de la République (lire ci-dessous).

P.P.

 

 

 

Henri Tobo : “L’Énergie au service de l’homme, pas de la finance”

Pour Henri Tobo, syndicaliste CGT d’EDF-GDF, “la cession au privé et à une société australienne est une totale aberration. Cela fait longtemps que je suis concerné par ce dossier et mis en garde la société Gazonor devant une telle attitude. Une assemblée débat avec la section du PCF et Jacques Robitail, le maire de la ville d’Avion a été organisée, au printemps dernier. Loin de toutes les surenchères, la propriété publique doit être garantie ainsi que la mission de service public. Charbonnages de France a toujours essayé de diviser les anciens mineurs ; aujourd’hui, Méthamine est passé de CDF et à GDF à Gazonor, le relais de la privatisation est, malheureusement, en cours. C’est inadmissible. Dans une période où sont révélées les fractures profondes de la société française, l’heure est à plus et mieux de service public, à plus et mieux de droits sociaux et d’emplois stables. Cette politique va à l’encontre de l'intérêt général de la société, du bien-être des populations, des considérations de sécurité, d'environnement, de renouvellement des ressources et d'aménagement du territoire. La pompe à fric est en marche !”

 

 

 

SARKOZY INTERPELLÉ

PAR JEAN-CLAUDE DANGLOT, JACKY HÉNIN ET ALAIN BOCQUET

 

«LA disparition de Charbonnages de France et dans ce contexte, l'éventualité de la liquidation de Gazonor, suscitent de grandes inquiétudes au sein de la population et parmi les élu(e)s de nos bassins miniers Nord/Pas-de- Calais.

Inquiétudes d'autant plus fortes et fondées que l'hypothèse de la cession de Gazonor à un consortium de capitaux australiens priverait le secteur public de l'exploitation des ressources naturelles que représente le gaz des mines. C'est pourquoi nous considérons non seulement comme nécessaire que le gouvernement, après avis du Conseil général des mines, refuse son agrément à cette opération, mais nous estimons indispensable que ce patrimoine et la gestion de son exploitation restent dans le domaine public. Tel est sur le fond, le sens de la demande que nous vous soumettons comme la plus conforme aux besoins de l'heure et aux exigences de développement des territoires concernés. Dans l'attente des prolongements que vous souhaiterez apporter à cette affaire...»

 

 

 

 

 

 

 

 

En bref...
Tereos-Marconnelle 90 emplois liquidés

Deux sucreries appartenant au groupe Tereos à Abbeville et à Marconnelle, vont fermer ce qui toucherait environ 300 emplois. Pour Régis Patte, secrétaire CFDT du CE de la sucrerie d'Abbeville, la fermeture des deux sucreries aurait été évoquée lors de la réunion du comité central d'entreprise en début de semaine. Le site de Marconnelle emploie 90 personnes et produit 5.500 tonnes de betteraves par jour. On peut estimer à environ 300 le nombre de personnes touchées par cette fermeture. "Les planteurs vont retrouver une solution en remplaçant la betterave par le blé, par contre, il n'y a aucune possibilité de reconversion au niveau local, compte tenu du contexte économique actuel", a-t-il déploré. L'Union européenne avait décidé fin février de diminuer sa production de sucre de 12 % pour la saison 2007-08, soit au moins 2 millions de tonnes, pour contrer les risques de surproduction et avait engagé en juillet 2006 une réforme de son secteur sucrier pour mettre fin aux excédents structurels, en diminuant la production d'environ 6 millions de tonnes sur une période de quatre ans.

Équipementiers automobiles : Faurecia dégraisse, également, dans l’Orne

L'équipementier automobile Faurecia va supprimer entre 200 et 300 emplois sur son site de Flers d'ici 2010, en raison "d'une dégradation de l'environnement global du marché automobile et de difficultés financières". Ces suppressions d'emplois interviendront dans le cadre du regroupement des trois sites actuels situés autour de Flers en un seul, en cours de construction, situé dans un campus industriel baptisé Mécapolis et qui ouvrira en octobre 2008. "L'environnement global du marché automobile s'est considérablement dégradé: baisse des volumes en Europe de l'ouest; graves difficultés, voire disparition de certains équipementiers et fournisseurs ; pertes financières” voilà les prétextes avancés par la direction. Le “plan de sauvegarde de l’emploi” est lancé et les salariés dits en “mesure d’âge” ne sont pas remplacés ainsi que les intérimaires. 232 vont également être supprimés sur le site d'Hénin-Beaumont qui compte 700 salariés. Ce site produit des planches de bord pour les constructeurs automobiles du nord de la France. (A suivre)

Sevelnord (Hordain) : La CGT porte plainte pour discrimination aux primes d’assiduité
Le syndicat CGT de l'usine Sevelnord (Hordain) qui s'oppose au principe d'une prime d'assiduité au travail, a décidé de déposer une plainte au procureur de la République pour discrimination envers les salariés malades. Le patron de l'usine avait sélectionné 766 ouvriers qui n'avaient jamais été absents ces trois dernières années parmi les 2.755 que compte l'usine et les avait récompensé de leur assiduité au travail par un chèque de 100 euros le mois dernier. L'un d'eux avait été tiré au sort pour recevoir un nouveau modèle de voiture d'une valeur de 26.000 euros. "C'est d'autant plus scandaleux que cela évite de se poser les vraies questions à savoir pourquoi les salariés sont malades. Même si le groupe a dit que c'était une initiative maladroite, cela reflète la politique de l'ensemble de la métallurgie", observe l’avocat de la CGT. "Les salariés ne font pas exprès d'être malades ou d'avoir un accident du travail, c'est vraiment discriminatoire. C'est pourquoi on va aussi aller devant les prud'hommes, c'est un peu plus long parce que c'est individuel, mais on a déjà constitué une cinquantaine de dossiers", souligne, de son côté, Ludovic Bouvier, le secrétaire de la CGT.

 

 

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