LENS - ENSEMBLE POUR MENER LA CAMPAGNE MUNICIPALE

Publié le par Liberté 62

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Liberté 62 n°791 - Le 11 Janvier 2008 - 7 -Politique

 

LENS

Le PCF et LO ensemble pour mener la campagne des municipales

Les militants des deux partis politiques veulent proposer aux Lensois une politique sociale correspondant aux attentes du plus grand nombre. Cette liste reste ouverte à tous ceux qui veulent s'asssocier à cette bataille.

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LES responsables de la section communiste lensoise et ceux de Lutte ouvrière ont tenu en commun une conférence de presse pour annoncer la constitution d'une liste PCF/LO et donner les grandes lignes de leur programme pour les élections municipales de mars prochain. Pour Jean-Michel Humez ce programme local ne peut être dissocié des grandes questions nationales sur lesquelles le PCF et LO ont des appréciations très proches et notamment en ce qui concerne le pouvoir d'achat, la défense de la sécurité sociale et des services publics, le soutien aux luttes pour le maintien des acquis sociaux et leur opposition au traité européen Sarkozy copiécollé du projet de traité constitutionnel de Giscard rejeté par 55 % des Français et 70 % des Lensois.

Il faut un référendum

"C'est donc parce qu'il y a eu ces «Non» majoritaires contre le projet de constitution européenne que le président de la République avait dû annoncer durant la campagne électorale présidentielle qu'il renégocierait un traité dit «simplifié» conciliant, paraît-il, le «Oui» et le «Non» et ne traitant que des questions des institutions européennes. Or, ce qui a été signé le 13 décembre à Lisbonne n'est pas du tout un traité simplifié. Non seulement c'est un traité compliqué pesant plus de dix kilos, mais il reprend sans exception tous les articles de la défunte constitution européenne", souligne Jean- Michel Humez "Ils veulent nous imposer de force un texte et des orientations que le peuple a déjà rejetés. Ainsi, Nicolas Sarkozy est dans un déni total de démocratie. Il a trompé le peuple en travaillant à recycler en douce un texte dont le peuple français ne veut pas. Dès lors qu'il s'agit de «la substance» du même traité rejeté, celui-ci doit être à nouveau soumis au vote des Françaises et des Français. En effet, seul le peuple est souverain. Aux élections présidentielles, nous n'avons pas voté sur ce texte. Pire, rappelons-nous que Sarkozy s'est fait élire en fustigeant le rôle de la Banque centrale européenne, en soulignant les inconvénients de l'euro fort, en critiquant la politique agricole commune", rappelle le responsable communiste

Pour pouvoir faire adopter ce traité de Lisbonne, le parlement sera réuni en congrès le 4 février prochain pour modifier la Constitution française. Pour Jean-Michel Humez, il s'agit d'exiger que les parlementaires votent contre une ratification qui interdirait cette consultation populaire.

Le mépris du peuple

Le mépris du peuple s'est encore illustré lors des traditionnels voeux du président de la République où Nicolas Sarkozy s'est vu en fondateur d'une politique de civilisation, rien de moins. "On ne sait pas si c'est le soleil égyptien ou le vertige des temps devant les pyramides qui sont responsables de ce concept fumeux de politique de civilisation.. Mais pour l'instant la vision de Sarkozy s'épanouit davantage dans un cercle de milliardaires et de stars du showbiz que dans le creuset des idées des grands humanistes ou des penseurs des Lumières", constate Jean- Michel Humez. Nicolas Sarkozy a démontré lors de ces voeux qu'il fait bien peu de cas des préoccupations des Français :

rien de concret sur l'emploi sauf travailler plus pour gagner moins,

travailler plus longtemps pour des retraites plus basses,

rien sur le pouvoir d'achat : au contraire c'est la hausse vertigineuse des prix des produits de grande consommation, du gaz, la mise en place des franchises médicales...

rien sur le logement social. Par contre, si le Smic et les minima sociaux augmentent de quelques centimes par jour, 1800 gros contribuables vont se voir rembourser 563 millions d'euros, soit un chèque moyen de 31.277 euros.

La générosité de l'État à l'égard des plus riches ne se compte pas en centimes ! Cette politique de civilisation n'a ainsi pour but que de poursuivre l'intégration à marche forcée du pays dans la mondialisation libérale. Ces mauvais coups contre les salariés, les familles, les chômeurs, les jeunes seront bien évidemment au centre de la campagne des élections municipales même si ces élections ont un caractère plus local.

Défendre les salariés, les acquis sociaux et les familles

Flore Lataste, candidate de Lutte ouvrière et enseignante a fortement insisté sur un sujet qu'elle connaît particulièrement : "Il faut lutter fermement contre la dégradation des services publics qui se traduisent par des suppressions de postes dans les écoles, lycées et collèges au détriment des enfants des familles populaires. C'est le même problème à l'hôpital de Lens où le personnel ne peut plus faire face aux charges de travail..." C'est à partir de cette situation, que les responsables communistes de Lens et ceux de Lutte Ouvrière ont décidé de partir ensemble à la bataille. Les deux premiers de listes ont été approuvés à savoir Jean- Michel Humez pour le PCF et Flore Lataste pour Lutte Ouvrière.

Dans les jours qui viennent, ils continueront de bâtir cette liste en tenant compte de la parité, en y intégrant des militants du PCF et de LO mais aussi des syndicalistes du public comme du privé (enseignants, ouvriers...), des militants associatifs (défense des locataires, parents d'élèves...), des jeunes salariés ou en situation précaire, des mères au foyer, des retraités, des gens de profession libérale... Cette liste reste ouverte à d'autres sensibilités politiques à condition que leurs idées et leur programme soient de caractère progressiste et contre le traité de Sarkozy... Le programme sera affiné dans des réunions de concertation et diffusé début février. Ce programme sera construit sur quelques grandes idées :

logement social : des logements sociaux en plus grand nombre, lutte contre l'insalubrité, occupation quasi immédiate des logements libres, pas d'expulsion, pas de coupures d'eau, de gaz ou d'électricité, concertation entre la municipalité et les représentants des associations de locataires pour la construction de logements sociaux et leur attribution.

la ville pour tous : c'est évidemment la ville par tous. Il faut inventer les formes démocratiques qui permettent d'associer tout le monde. Ce qu'on a appelé le communisme municipal a fait émerger des femmes et des hommes qui sont devenus des élus et des responsables politiques issus du milieu ouvrier...

priorité à l'enfance et à la jeunesse : véritables colonies de vacances et centres aérés,

inventer un dispositif de contrat signé entre la municipalité et les jeunes : création du «contrat réussite solidaire». Le principe : que soit signé entre un jeune et la ville et ses services à se mobiliser et mobiliser tous les partenaires pour aider le jeune selon ses besoins, son projet, ses études, sa recherche d'un emploi, d'un logement... En retour, le jeune s'engage à investir, avec sa personnalité, son savoir faire, la vie sociale de la cité. pour les anciens : mise en place au niveau municipal d’un service spécial d'intervention urgente pour menus travaux d'entretien ou de sécurité.

la culture pour tous (il n'y a pas que le Louvre ) : mettre en place un passeport pour tous les jeunes pour l’accès aux sports, aux expositions, aux bibliothèques, spectacles..., démocratiser l'accès à Internet en relation avec les bailleurs sociaux...

Nouvelle ambition écologique : nouveaux bâtiments économes en énergie. L'alimentation doit aussi être une préoccupation municipale en terme de santé publique. Nous proposons que la ville bâtisse un réseau de haltes alimentaires, direct des producteurs aux consommateurs qui permettra de soutenir les petits agriculteurs tout en permettant de rendre les produits frais voire biologiques de qualité accessibles au plus grand nombre grâce à la mise en place d'une société d'économie municipale qui passera des accords directs avec les consommateurs. Des ateliers pourraient être mis en place dans les écoles, permettant aux enfants de faire la cuisine, de se sensibiliser aux goûts, aux fruits et légumes de saison...D'autres propositions étofferont ce programme qui s'appuie sur la conviction que l'avenir de Lens passe par le partage et la mise en commun.

 

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