ENERGY PLAST - LA BATAILLE JURIDIQUE SE POURSUIT AU TRIBUNAL DE BETHUNE

Publié le par Liberté 62

HÉNIN-BEAUMONT - ENERGY PLAST (EX SAMSONITE)

La bataille juridique se poursuit au tribunal de Béthune

Par P.P.


La plaidoirie de Me Rilov convaincra-t-elle le tribunal de Béthune ? Réponse le 24 juin prochain. (Photo Liberté 62)



"CELA commence à être long, très long", é c r i v i o n s - nous récemment. En effet, après le 12 octobre 2007, la nouvelle audience du conseil des prud’hommes de Lens, qui s’est tenue, mardi 11 mars, n’a rien donné, exceptée la confirmation des propos de l’avocat des salariés sur la tromperie de la cession de Samsonite à HB Group. Patience, donc, pour les salariés d’Energy-Plast (ex-Samsonite) d’Hénin-Beaumont, venus en nombre, devant cette juridiction de proximité. Leurs accusations portées à l’encontre de leur ancien employeur restent intactes, c’est la société Samsonite qui est responsable de la liquidation totale de l’entreprise.

Mardi 25 mars, c'est au TGI de Béthune que les salariés ont plaidé leur juste cause. Solidaires entre eux, les salariés le sont mais leur perception de la justice n'a pas varié, il va falloir s'armer encore de patience puisque le Tribunal de grande instance de Béthune a mis l'affaire en délibéré au 24 juin, soit plus d'un an après la liquidation de leur entreprise en février 2007. 187 salariés sont concernés. Les conséquences judiciaires des salariés d’Energy Plast (ex- Samsonite), des salariés, floués et bafoués par leur ancienne direction, vont peser pour la suite des événements.


On connaît l’âpreté de la lutte des travailleurs de la filiale de cette multinationale américaine dont les publicités des produits sont une perpétuelle provocation envers toutes celles et tous ceux qui les fabriquent. Maître Rilov, résume, si l’on peut dire, cette affaire ainsi “mettre fin à toute une stratégie de licenciement et d’externalisation du personnel, c’est un argument solide. Le 15 février, le tribunal de commerce de Paris prononçait la liquidation judiciaire après la cessation de paiement, ce qui signifiait la fin de l'entreprise installée depuis 1984 dans le paysage industriel d’Hénin- Beaumont”.


Manipulations financières


Reprendre une usine qui “tourne” à pertes est pour le moins paradoxal et la CGT en épluchant le rapport d’expertises découvre tous les dessous d’une affaire financière qui n’est, ni plus, ni moins, qu’une manipulation managériale entre le bagagiste Samsonite et ces repreneurs. Savoir-faire ! Aujourd’hui, l’usine est liquidée. Il n’est pas possible pour le personnel de se faire ainsi extorquer son savoir-faire et son intelligence. Cette démarche fut effective, également, au siège social européen du bagagiste européen à Oudenaarde, en Belgique. Tout le dossier financier examiné par un cabinet d’expertise montre bien des anomalies criantes. Anomalies qui ne peuvent que mobiliser les salariés d’Energy Plast. “Sauver le site ? C’était un site plus que viable. On se retrouve avec un PSE (plan de sauvegarde de l’emploi) qui va être financé à hauteur de 200.000 euros pour 200 salariés, alors que le 21 décembre 2006, Samsonite a annoncé qu'il reversait à ses actionnaires 175 millions de dollars. C'est intolérable. C’est scandaleux. Nous dénonçons aussi ce PSE, très insuffisant au regard des moyens du groupe” expliquent les salariés.

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