CALAIS- TROIS CENT CINQUANTE POUR UN NOUVEAU DEPART

Publié le par Liberté 62

 


 


Trois cent cinquante

pour un nouveau départ !

 

Les militants communistes et de nombreux sympathisants se mettent en marche pour reconquérir la municipalité.

LA décision du Comité de section, tenu le 27 mars dernier, de réunir 5 jours plus tard, le 2 avril, une Assemblée militante était importante après le choc provoqué par l'élection de l'UMP Natacha Bouchart dirigeant une équipe de «Bric et de Brac» avec l'aide du Front national.

Le pari fut tenu comme l'indiquait Bertrand Péricaud pour le secrétariatde section du PCF devant  350 personnes (on peut vérifier sur le site www.calaistv.fr qui a relaté jeudi 3 avril l'initiative). Pour Bertrand Péricaud : «Les communistes calaisiens tireront du réconfort de votre nombreuse présence ce soir et surtout la force de se lancer à la reconquête de la municipalité».

 

Ce n'est pas le bilan de gestion municipale de gauche qui a été sanctionné


Beaucoup s'interrogent encore sur les causes de l'échec de la liste conduite par Jacky Hénin dont c'était le 1er mandat comme maire après Jean-Jacques Barthe. Candidats et membres du comité de section, réunis le 27 mars, avaient chargé Bertrand Péricaud de donner des pistes d'analyse et de réflexion pour demain. Tant de travail avait en effet été fait en 7 ans... La rénovation du centre ville, le centre commercial «4B» au coeur de la ville, la piscine-patinoire ICÉO accessible à tous, les nouveaux locaux du «Channel», les travaux de la cité internationale de la dentelle et de la mode, le futur stade de l'Epopée, le nouveau centre administratif municipal et celui des services techniques,les nouveaux locaux de la CAC, ceux des transports urbains, la mise en route des grands chantiers de rénovation urbaine avec les premières démolitions de grands immeubles vétustes à Matisse, Rodin, la construction par l'OPHLM de quartiers nouveaux et à taille humaine du Rond point des Droits de l'homme au quartier Salengro au Fort Nieulay, l'implantation d'Armatis, de la zone commerciale Curie, la perspective du nouvel hôpital zone du Virval, etc...

Avec un tel bilan, lié à quantité de travaux dans les quartiers et d'initiatives pour la vie au quotidien, la gauche unie (PCF, PS Officiel, MRC, PRG, Écologistes locaux) ne pouvait pas perdre ! Et avec le projet, la vision d'avenir dont elle était porteuse encore moins ! L'échec a été d'autant plus sévère, d'autant plus injuste, à contre-courant de ce qui se passait nationalement, qu'il ne s'est pas produit sur la base de la gestion municipale, du bilan jamais contesté des réalisations 2001-2008 mais sur une campagne haineuse de destabilisation menée contre le maire. Il suffirait pour s'en convaincre de consulter la presse locale depuis le 16 mars pour mesurer qu'il n'y a plus désormais de retenue du tout...

 

 

 

Une machinerie anti-PCF et anti-Hénin


Certes, le terrain avait été préparé de longue date par une partie des médias (le quotidien «Nord Littoral» s'ingéniant depuis 2004 à «Tailler un costume sur mesure à Jacky Hénin») mais les législatives de juin 2007 et la défaite de l'UMP Bouchart au 2ème tour a déclenché toute une nouvelle stratégie «à la Sarkozy». Il restait alors pour la droite à construire un rassemblement de tous les anti PCF-Hénin. À jouer la carte du «changement» sans contenu (37 ans de communisme !) en menant sournoisement au départ une campagne populiste aboutissant en fin de campagne à des «arguments» du style : «Vous n'avez pas de travail ? C'est la faute à Hénin ! Venez me voir après les élections !» ou encore : «Vous n'avez pas de logement ? Vous êtes victime du «copinage» ! Venez me voir après les élections !»

Tout aura alors été utilisé jusqu'aux plus basses manoeuvres sur les indemnités des élus alors que chacun sait qu'au PCF les élus reversent l'essentiel de leurs indemnités à leur formation politique. Tout cela se développant d'abord en «souterrain» pendant que le PCF bataillait pour un accord d'union à gauche obtenu mi-janvier seulement !

Au soir du 9 mars, rien n'était pour autant joué. La «Liste d'ouverture populaire et sociale» (ça ne s'invente pas !), véritable «armée mexicaine» dirigée par l'UMP, avec le MODEM, des responsables locaux de la CFDT et quelques Kouchner à la «sauce calaisienne» faisait moins bien que les scores UMP-UDF additionnés en 2001 (36,3% contre 38,7%). Une liste, pour la première fois, du Front national (12%) annonçait une triangulaire au 2ème tour... La liste d'union à gauche, en recul de 10% sur le 1er tour 2001, restant en tête avec un «réservoir» potentiel de voix avec les 5% des Verts, 4% de la LCR, 3% de LO... et sans compter les abstentionnistes du 1er tour particulièrement nombreux dans les quartiers populaires (entre les deux tours une centaine de militants en quatre jours sont allés à la rencontre de près de 9500 abstentionnistes !). Tout cela n'aura pas suffi à déjouer les manoeuvres politiciennes...

Le Front national a négocié contre espèces son retrait. Le conseiller régional Dubout cocufiant ainsi son électorat pour laisser le champ libre à l'UMP.

les Verts et leur conseillère régionale Bourgeois en sortant d'une rencontre avec Bouchart se fendrait d'une déclaration très médiatisée contre le vote Hénin.

Sans parler des phrases assassines de L. Roussel préférant liquider la LCR locale que d'appeler au rassemblement de toute la gauche, ou de l'appel d'un ex-candidat LO appelant à barrer la route aux communistes et à Hénin. La machine infernale était lancée...

 

Maintenant créer les conditions politiques de la reconquête

 

Avant de laisser la parole à Jean Hénard, animateur du comité de soutien à la liste «OUI POUR CALAIS», puis à Jacky Hénin, Bertrand Péricaud insistait sur la réunion, à nouveau, ces prochaines semaines, des militants par cellule, quartier pour faire le point sur la situation nouvelle depuis 1971 d'un parti désormais dans l'opposition localement et pour créer les conditions politiques de la reconquête.

Pas question pour les communistes de baisser les bras comme ils l'ont montré, salle du Minck, 15 jours après l'échec. Ils savent bien que si une partie importante de la population calaisienne souffre de la misère, ce n'est pas le fait de «37 ans de gestion communiste» (comme cela a été martelé pendant trois semaines de campagne) mais du capitalisme. De ce capitalisme qui ferme ici les usines pour les délocaliser en Asie ou Europe de l'Est. De ce capitalisme qui, chaque jour, réduit le pouvoir d'achat des plus modestes pour grossir les profits du patronat. L'UMP Bouchart, par la seule gestion municipale, ne fera pas plus disparaître le chômage de Calais et du Calaisis. Les communistes lui ont rappelé ses promesses démagogiques mercredi 2 avril. Plus que jamais aux côtés du monde du travail et des Calaisiens les plus modestes, les communistes Calaisiens ont pris date, avec Jacky Hénin !

 

REPORT DU CONSEIL MUNICIPAL

Les élus communistes s’interrogent

Le premier conseil municipal de la nouvelle mandature (pour la ville de Calais) aurait pu se tenir ce mardi 8 avril à 19 h, comme sa convocation le laissait supposer. Il n'en sera rien. En effet, le nouveau Maire de Calais a préféré ne pas donner suite au premier conseil et convoquer un nouveau conseil en date du jeudi 10 avril à 19 h. Evidemment la faute en reviendra à l'opposition qui aurait pu faire annuler les délibérations prises, car les règles de convocation du conseil n'étaient pas juridiquement exemptes de reproches ....

Plus sérieusement, c'est au maire qu'il appartient de convoquer dans les règles le conseil municipal. Aidé d'un chef de cabinet compétent, assisté d'un adjoint avocat, pouvant des services compétents dès lors qu'on les informe en temps et en heures..., il était possible de bien démarrer. Il n'en sera rien ! Pour la première fois, nous serons dans l'a peu près.....

Nous vous en informons !


PS : Les services ayant assumé leur tâche comme à l'habitude, trouvez l'erreur.

 

 

 

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Publié dans Politique

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