VOTER EN CONNAISSANCE
Liberté 62 n°757 - Le 18 Mai 2007 – Edito
VOTER EN CONNAISSANCE
DE CAUSE !
Par Michel Ansart
ALORS que Nicolas Sarkozy organise la valse des portefeuilles ministériels, où l’on voit revenir les Fillon, Juppé, Borloo et autres consort du même bord, la bataille des législatives est désormais ouverte. Le nouveau président de la République voudra amplifier sa victoire à l’Assemblée Nationale, par ailleurs déjà très importante (364 députés UMP sur 577). Quant au Parti Socialiste, il appellera de nouveau au "vote utile" alors même que, dans ses rangs, certains prônent le rapprochement avec le centre, d’autres la création d’un nouveau parti, et que la plupart des éléphants roses visent la place de leader. Ne parlons pas des verts, ni des autres partis qui, de l’extrême gauche aux CNPT se sont inscrits uniquement pour récupérer de l’argent public pour les 5 ans à venir, et qui savent pertinemment qu’ils n’auront aucun député à l’Assemblée Nationale. Reste le Front National qui a lourdement perdu ses voix et n’a plus lieu d’exister, son programme étant dans la ligne de mire de l’actuel président. Pour le Parti Communiste, l’enjeu est de taille : conserver un groupe à l’Assemblée Nationale pour faire entendre la voix du monde du travail. Et il est bon de rappeler l’importance de ce groupe composé de 22 parlementaires et qui a lutté, pied à pied, contre les projets de la droite et du MEDEF.
Dès 2002, quand le gouvernement Raffarin se met en tête de démolir les acquis de la gauche plurielle : trente cinq heures, loi SRU, loi Hue pour le contrôle des fonds publics aux entreprises et volet antilicenciements de la loi de modernisation sociale. En 2003, François Fillon, futur premier ministre de Sarkozy, s’attaque aux retraites.Les parlementaires communistes sont les seuls à lui opposer un contre projet progressiste s’appuyant sur une réforme profonde de financement. L’année suivante, c’est au tour de l’assurance maladie d’être la cible de la droite. Les parlementaires communistes siègent tout l’été pour combattre les mesures qui abaissent le droit aux soins et font la chasse aux assurés. En 2005, c’est la campagne pour le NON. Ils seront seuls à voter contre la ratification de la constitution Européenne. Puis, c’est le CNE de DeVillepin imposé par ordonnance et le CPE en 2006 adopté par le 49/3 avant d’être contraint à la marche arrière devant l’ampleur des manifestations. N’oublions pas non plus la directive Bolkestein, là aussi les députés et sénateurs communistes étaient les seuls. Et je pourrais multiplier les exemples du travail exemplaire de nos élus à l’Assemblée Nationale. Alors pour continuer ce combat nécessaire, en toute connaissance de cause, le vote communiste le 10 juin, sera important et décisif.
Dès 2002, quand le gouvernement Raffarin se met en tête de démolir les acquis de la gauche plurielle : trente cinq heures, loi SRU, loi Hue pour le contrôle des fonds publics aux entreprises et volet antilicenciements de la loi de modernisation sociale. En 2003, François Fillon, futur premier ministre de Sarkozy, s’attaque aux retraites.Les parlementaires communistes sont les seuls à lui opposer un contre projet progressiste s’appuyant sur une réforme profonde de financement. L’année suivante, c’est au tour de l’assurance maladie d’être la cible de la droite. Les parlementaires communistes siègent tout l’été pour combattre les mesures qui abaissent le droit aux soins et font la chasse aux assurés. En 2005, c’est la campagne pour le NON. Ils seront seuls à voter contre la ratification de la constitution Européenne. Puis, c’est le CNE de DeVillepin imposé par ordonnance et le CPE en 2006 adopté par le 49/3 avant d’être contraint à la marche arrière devant l’ampleur des manifestations. N’oublions pas non plus la directive Bolkestein, là aussi les députés et sénateurs communistes étaient les seuls. Et je pourrais multiplier les exemples du travail exemplaire de nos élus à l’Assemblée Nationale. Alors pour continuer ce combat nécessaire, en toute connaissance de cause, le vote communiste le 10 juin, sera important et décisif.
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