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Liberté 62 n°758 - Le 25 Mai 2007-Édito
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AU lendemain de la nomination de l'équipe Fillon, ne vaudrait-il pas mieux parler du gouvernement de Sarkozy ? Le locataire de Matignon fait plutôt figure d'adjoint du chef de l'état, qui devient le seul et unique chef de la majorité. Ne nous y trompons pas. L'équipe ministérielle est appelée à fonctionner comme une garde rapprochée autour du chef de l'État. C'est un dispositif de combat. Les grands moyens d'information nous présentent la composition du gouvernement comme un modèle d'«ouverture». Soyons sérieux. Si quelques têtes nouvelles font leur apparition, tous les postes clés sont détenus par des fidèles du président, des acteurs de premier plan de sa campagne et des poids lourds de la droite.
Ce constat souligne encore plus la dérive droitière du Parti socialiste qui a du mal à convaincre lorsqu'il condamne le ralliement de plusieurs de ses membres au gouvernement Sarkozy. Ségolène Royal et le Parti socialiste, en annonçant de possibles accords de second tour avec François Bayrou, n'ont-ils pas euxmêmes ouvert la porte aux débauchages Sarkozystes ? Mais surtout le renoncement du PS à porter un réel projet de gauche, à affronter le capitalisme, a laissé tout le champ libre à la droite. Comme l'affirme Alain Bocquet, «il est de notre responsabilité de ne pas gâcher la deuxième chance qui s'offre à l'occasion des élections législatives. Nous devons affirmer clairement nos positions anticapitalistes et des solutions qui s'attaquent à la domination de l'argent sur la planète, en Europe et en France». Le Parti communiste est nécessairement, de par son histoire, son enracinement dans la classe ouvrière, la colonne vertébrale de ce nouvel espoir. Alors, le 10 juin, élisez le maximum de députés communistes. Donnez à notre département une représentation communiste dont il est privé depuis trop longtemps.
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Par Dominique Watrin
AU lendemain de la nomination de l'équipe Fillon, ne vaudrait-il pas mieux parler du gouvernement de Sarkozy ? Le locataire de Matignon fait plutôt figure d'adjoint du chef de l'état, qui devient le seul et unique chef de la majorité. Ne nous y trompons pas. L'équipe ministérielle est appelée à fonctionner comme une garde rapprochée autour du chef de l'État. C'est un dispositif de combat. Les grands moyens d'information nous présentent la composition du gouvernement comme un modèle d'«ouverture». Soyons sérieux. Si quelques têtes nouvelles font leur apparition, tous les postes clés sont détenus par des fidèles du président, des acteurs de premier plan de sa campagne et des poids lourds de la droite.Ce constat souligne encore plus la dérive droitière du Parti socialiste qui a du mal à convaincre lorsqu'il condamne le ralliement de plusieurs de ses membres au gouvernement Sarkozy. Ségolène Royal et le Parti socialiste, en annonçant de possibles accords de second tour avec François Bayrou, n'ont-ils pas euxmêmes ouvert la porte aux débauchages Sarkozystes ? Mais surtout le renoncement du PS à porter un réel projet de gauche, à affronter le capitalisme, a laissé tout le champ libre à la droite. Comme l'affirme Alain Bocquet, «il est de notre responsabilité de ne pas gâcher la deuxième chance qui s'offre à l'occasion des élections législatives. Nous devons affirmer clairement nos positions anticapitalistes et des solutions qui s'attaquent à la domination de l'argent sur la planète, en Europe et en France». Le Parti communiste est nécessairement, de par son histoire, son enracinement dans la classe ouvrière, la colonne vertébrale de ce nouvel espoir. Alors, le 10 juin, élisez le maximum de députés communistes. Donnez à notre département une représentation communiste dont il est privé depuis trop longtemps.
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