DES CANDIDATS COMMUNISTES,

Publié le par Liberté 62


Liberté 62 n°759 - Le 1er Juin 2007 - 11 - Politique


SIXIÈME CIRCONSCRIPTION DU PAS-DE-CALAIS


GISÈLE COCQUERELLE ET AUGUSTE DUPONT,

DES CANDIDATS COMMUNISTES,
POUR DÉFENDRE ET FAIRE RESPECTER LA POPULATION


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Par Pierre Pirierros

MON parcours est celui d’une femme qui se bat”, ces quelques mots extraits de la profession de foi de Gisèle Cocquerelle, candidate du PCF dans la sixième circonscription du Pas-de-Calais, sont révélateurs d’un état d’esprit de conquête et expriment bien la lutte engagée pour faire avancer des idées progressistes et humanistes. Au cours de nombreux et récents rendez-vous, nous avons pu constater combien ce sentiment, sur le terrain, en réunions, en dialogue avec le monde du travail, culturel, associatif. La sixième circonscription englobe cinq cantons, Boulogne-sur-Mer Nord Est, Nord-Ouest, Calais Nord-Ouest, Guînes, Marquise, soit 52 communes.

Toute élection a ses particularités. En ce qui concerne l’élection législative, c’est l’approche d’une autre donnée politique qui est à mettre en avant puisqu’elle se situe juste derrière les présidentielles. L’abstention est une autre réalité qu’il faut combattre. Peser sur le contenu du travail des élus, avec des initiatives, des propositions et des idées, tous les militants communistes disent combien le travail des candidats se conjugue avec les engagements pris. Défense du secteur public et des services publics, lutte contre le chômage, pour un environnement de qualité : Gisèle Cocquerelle, adjointe au maire de Calais, ancienne conseillère générale en charge de la Culture, est sur tous les fronts. Auguste Dupont est le suppléant dans cette circonscription, syndicaliste chevronné, ancien responsable national des ports et docks, ouvrier de Marée en retraite, 59 ans, il connaît bien sa région et surtout les problèmes de ses habitants. C’est à partir de leurs pratiques d’élu, de syndicaliste que ces candidats mènent une campagne avec la nécessité de l’action pour les grandes revendications sociales. L’emploi, bien sûr, le logement, la santé, l’éducation, la formation, le pouvoir d’achat sont des préoccupations de tous les jours pour une grande partie de la population. Et Gisèle Cocquerelle et Auguste Dupont, d’observer que “comme dans tout le pays, les richesses sont mal partagées dans ce secteur, tout se décline à partir de là.”


Combattre les inégalités


Notre mobilisation dans cette étape est à situer dans la configuration d’un débat général qui concerne des pans entiers de la vie de tous les jours. Contrairement à un discours ambiant, sur la croissance sociale, les mesures annoncées par le gouvernement labellisent un tournant ultralibéral tout en voulant faire croire que les salariés en sont bénéficiaires et, eux seuls, paradoxalement. Le danger est là”, disent-ils. Aujourd’hui, la fiscalité locale n’est plus du tout en rapport avec la réalité. Elle repose essentiellement sur les impôts “familles” que sont la taxe d’habitation et la taxe foncière. Les bases de calcul des taxes “familles” n’ont pas été révisées depuis 35 ans. Elles pénalisent en premier lieu ceux et celles qui vivent en HLM”. “Avant tout, commente Gisèle Cocquerelle, passionnée par le développement culturel, mon combat est fait aussi pour l’enfant et sa famille, pour son avenir et la Culture joue un rôle indispensable ; c’est un lien incontournable, c’est aussi un moyen d’épanouissement et d’émancipation. Mon parcours d’enseignante en témoigne. Chercher le meilleur, c’est donner la possibilité à tous et aux jeunes les éléments pour s’élever. Et là, il y a des fossés à combler. À Calais, je travaille dans ces directions avec des équipements qui font rayonner la ville dans toute la région et au-delà, Médiathèque, École de musique, Musée, Scène nationale, et bientôt, la Cité de la Dentelle. Ce mode de production est ancré dans la vie de notre secteur. C’est avec toutes et tous que nous allons combattre la division qu’instaure la droite avec virulence et notamment le ministre de l’Éducation nationale qui va supprimer, petit à petit, la Carte scolaire. Je n’accepte pas que les enfants sont laissés pour compte. C’est ma préoccupation principale, depuis 1989, année où j’entrais au conseil municipal de Calais, la plus grande ville du Pas-de-Calais.”

Gisèle Cocquerelle, rappelons-le, avait été élue conseillère générale en 1998. Au cours de son mandat, jusqu’en 2004, elle a développé un travail exceptionnel avec les milieux culturels et associatifs et a rendu le contact plus simple entre la population et le monde institutionnel dont les arcanes sont souvent très difficiles à décrypter.


Boulogne-sur-Mer : un port sans dockers


Aujourd’hui, la Comilog n’existe plus, les hypocrites ont beau parler mais l’industrie, ce qui fit la force de la région, se réduit d’année en année. Le danger de toute fermeture rebondit directement sur toutes les corporations boulonnaises. Le port de commerce est touché de plein fouet”. Et demain ? “Qu’est-ce qu’un port sans dockers ? Un port mort, évidemment !” souligne Auguste Dupont, dont les liens étroits et permanents avec les travailleurs l’autorisent à s’exprimer de la sorte. À Boulogne-sur-Mer, premier port de pêche du pays, (pour combien de temps encore ?) ces deux armateurs à travers leurs sociétés “Nord Pêcherie” et “Société boulonnaise d’armement” géraient la Codema, une coopérative créée dans le cadre de la loi de juillet 1992 instituant la manutention portuaire, (et la mensualisation, donc, des dockers autrefois employés par le BCMO). Les dockers savaient que ce qui leur était proposé l’été 2004 était purement et simplement leur disparition à travers un “plan social”. Leur lutte n’en a pas moins été considérée à Boulogne-sur-Mer comme la suite logique de la défense d’une corporation.

La récente prise de contrôle des ports par la Région est un argument supplémentaire de complémentarité des trois ports, précise Auguste Dupont, Il est hors de question de diviser les zones portuaires entre elles pas plus qu’il faille opposer les corporations entre elles et les ouvriers entre eux. La précarité est à combattre et le service public est à défendre. Ce dont nous avons besoin, ce sont des garanties sur les statuts. Encore une fois, il ne s’agit pas de diviser les salariés.”


La mobilisation des communistes


Précarisation, exclusion, contrats aidés, retraites, on connaît par trop la virulence d’un Fillon lors de la réforme de 2003, la contre-offensive des salariés s'appuie sur des revendications fondamentales qui recouvrent l'ensemble des préoccupations d'aujourd'hui, emploi, pouvoir d'achat, droits sociaux, retraites, salaires, conditions de travail, code du travail, sécurité sociale, garantie des services publics.

La mobilisation des communistes dans cette étape est à situer dans la configuration d’un débat général qui concerne des pans entiers de la vie de tous les jours. Tracts, cartelettes débats, rencontres dans les quartiers, du Chemin vert à Marquise et de Calais à Guînes, ces derniers ne négligent aucun contact ; il y va de l’information sous tous ses aspects et ses aspérités, “dire le pourquoi et le comment” de ces élections législatives, ses enjeux et la nécessité de combattre la droite.

 

 

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