POUR UNE AUTRE POLITIQUE DANS LE BOULONNAIS,POUR UNE GAUCHE DE COMBAT

Publié le par Liberté 62

Liberté 62 n°759 - Le 1er juin 2007 – p.10 - Politique


CINQUIÈME CIRCONSCRIPTION DU PAS-DE-CALAIS


Brigitte Passebosc et Bruno Arnoult, candidats du Parti communiste


POUR UNE AUTRE POLITIQUE DANS LE BOULONNAIS,POUR UNE GAUCHE DE COMBAT

Par Pierre Pirierros

Brigitte Passebosc et Bruno Arnoult sont les candidats du PCF dans la cinquième circonscription du Pas-de- Calais, sur cette partie du littoral, où des choses positives sont à faire vivre dans le Boulonnais, notamment, en terme de créations d’emplois. C’est tout l’avenir qui est posé et cet enjeu ne peut laisser personne indifférent. Aussi, le débat proposé par les communistes s’inscrit dans une démarche de confrontations des idées, des expériences, des réflexions et des pratiques et en souligne l’acuité face au capital financier. La décentralisation portuaire fait partie du débat actuel et les candidats PCF de rappeler la nécessité d’intégrer les représentants des salariés et leurs organisations syndicales, toutes corporations et sensibilités confondues, dans les nouvelles instances (la Région) qui seront, bientôt, mises en place à la tête de nos ports. Ces impératifs sont essentiels si l’on veut mener ensemble le développement serein et en bonne intelligence des deux grands ports du Pas-de Calais que sont Calais et Boulogne-sur-Mer. Quelques 7000 emplois directs et indirects dépendent directement du port de Calais.

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Brigitte Passebosc et Bruno Arnoult, candidats du Parti communiste


Battre la droite


Nous appelons les électeurs, disent les candidats, à se saisir de leur bulletin de vote pour battre la droite. Le bilan de ces dernières années est catastrophique pour les catégories les plus modestes, mais même au delà, la vie est devenue de plus en plus dure pour la majorité d'entre nous. Depuis 2002, la politique de cadeaux au patronat et aux plus riches, a aggravé les inégalités... chômage, pauvreté, précarité, discriminations, insécurité, mépris sont devenus le lot quotidien dans un pays où la machine économique est en panne. La France est devenue un pays de bas salaires et de précarité. Selon l'INSEE, il y a 7 millions de travailleurs pauvres dans notre pays. En cinq ans, l'intérim a augmenté de 130 %, le nombre de CDD de 60 %.


Changer vraiment pour répondre à l'urgence sociale


Une politique nouvelle, attendue par la population, celle dont elle veut qu'elle améliore enfin leur vie, est possible. Il n'y a pas de fatalité à la situation actuelle. Des mesures effectives, concrètes peuvent être décidées rapidement, sur les salaires, la sécurité de l'emploi, l'éducation, le logement... autant de sujets sur lesquels il est possible d'agir rapidement, efficacement et répondre à l'urgence sociale. Mais pour cela, il faut oser affronter les marchés financiers. Il n'y aura pas de changement sans ce courage là. Nous voulons être ce changement que les femmes et hommes de gauche attendent. Nous ne sommes pas des professionnels de la politique, de ceux qui y ont fait toute leur carrière. À travers nos responsabilités respectives, aux proche des gens, nous connaissons les difficultés de la vie quotidienne. Nous n'avons pas une conception du député, cumulant toutes les fonctions, décidant seul (et donc se trompant souvent), aux «abonnés absents» entre deux élections. Nous vous proposons d'élire une véritable équipe, utile et nécessaire au service de la population ?”


Une campagne de terrain


Brigitte Passebosc, enseignante, première adjointe au maire à Saint-Étienne-au-Mont, conseillère régionale, et présidente de la commission “Sports” ; à travers tous les paramètres du Conseil régional, ce dont il est question, ce sont, avant tout, ses habitants et leurs problèmes. Peser sur le contenu du travail de l’institution avec des initiatives, des propositions et des idées, tous les interlocuteurs rencontrés au cours des dernières semaines disent combien le travail de Brigitte Passebosc consiste à respecter les partenaires et d’aller le plus loin possible dans les engagements pris. C’est une force indéniable ; aussi, au cours de cette campagne électorale, l’exercice de proximité est pratiqué avec constance. Les militants et élus communistes abordent le lien du politique avec le social et les problèmes rencontrés sur le terrain. Bruno Arnoult est agent SNCF ; conseiller communautaire à la CAB pour la ville de Saint-Martin-les- Boulogne ; syndicaliste, il inscritson action dans le paysage social et industriel du Boulonnais avec une présence efficace dans toutes les entreprises du secteur. Et Bruno Arnoult d’exposer les spécificités du port et de la pêche à Boulogne. La ville est un port qui a la particularité d’avoir ce port en son centre : "quand vous descendez la rue Faidherbe, vous arrivez sur le port, qui s’étale devant vous."

Autre caractéristique remarquable, Boulogne-sur-Mer est le premier port de pêche fraîche en France. Mais l’activité connaît un sérieux problème. Si, au sortir de la seconde guerre mondiale, la ville comptait une dizaine d’armements (propriétaires de bateaux), aujourd’hui il n’en reste qu’un, regroupant les célèbres établissements Le Garrec et Leduc. C’est la raréfaction du poisson qui explique le phénomène. “L’originalité de cette campagne, indiquent les candidats communistes, permet d’aller à des explications directes avec la population dans un secteur géographique très étendu qui comporte de grandes entreprises de la transformation du poisson, Outreau Technologies, des unités d’assemblages électroniques”.

Outreau Technologies, ex-Manoir Industries, (depuis le 1er janvier 2004), est un site industriel héritier d’une longue tradition remontant au XIXe siècle. Au fil de cessions, d’acquisitions, de modifications de statut, l’entreprise anciennement Aciéries Paris Outreau puis Fonderie Aciers Outreau puis Manoir Industries Outreau a été la propriété successive de patrons de l’industrie puis de financiers : la banque Lazard liée à des fonds d’investissement européens à partir de 1999. La principale vague de licenciements, que d’autres suivirent, intervint en 1978 : plus de 1 000 emplois supprimés au moment où Aciéries Paris Outreau devenait Fonderie Aciers Outreau. D’une activité diversifiée dans les années 1980, où l’entreprise fabrique des coeurs d’aiguillage, des turbines hydrauliques, des maillons de chars, travaux pour les cimenteries ou pour le secteur des travaux publics, on est passé avec l’acquisition par la banque Lazard et l’intégration au sein d’un groupe industriel comportant alors,10 sites en France (5 fonderies et 5 forges) et un site en Belgique, à une activité centrée sur les coeurs d’aiguillage.

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Élus et militants communistes manifestent pour l’emploi ; notre photo, ici, avec les salariés de la Comilog.


Aux côtés des salariés

La présence des militants communistes, dont Brigitte Passebosc et Bruno Arnoult, aux côtés et aux combats des salariés d’Holcim et des carrières du Boulonnais est appréciée comme telle. 70 % des offres d’emplois déposées à l’ANPE le sont pour des contrats de moins de six mois, et le développement des contrats précaires continue d’alimenter le chômage : 30 % des entrées au chômage sont des fins de CDD et d’intérim. Les privatisations réduisent le potentiel productif et les capacités d’intervention publique et ne profitent qu’aux financiers et à la Bourse. Le Boulonnais n’échappe pas à cette situation et l’emploi est la première préoccupation de ses habitants. C’est tout l’avenir qui est posé et l’enjeu de l’emploi est déterminant. Aussi, le débat proposé par les communistes et leurs candidats s’inscrit dans une démarche de confrontations des idées, des expériences, des réflexions et des pratiques engagées. Au service de la population.





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