ÉLU DE TERRAIN ET D’EXPÉRIENCES

Publié le par Liberté 62

Liberté 62 n°768 - Le 3 août 2007 - 7 – Politique

 

LE PORTEL/BOULOGNE-SUR-MER : ÉLECTION CANTONALE PARTIELLE DU 9 SEPTEMBRE

 

ÉLU DE TERRAIN ET D’EXPÉRIENCES

CHARLES FONTAINE, CANDIDAT DU PCF

 

 

Par Pierre Pirierros

 

Élu de terrain et d’expériences, Charles Fontaine, secrétaire de la section communiste et adjoint au maire, brigue le dimanche 9 septembre, (deuxième tour, le 16 septembre) le poste de conseiller général dans le canton du Portel-Boulogne-sur-Mer. Il s’agit d’une élection cantonale partielle suite au non cumul des mandats ; Frédéric Cuvillier, en effet, a été élu, récemment député et a fait le choix de ne plus siéger au Conseil général. Toute élection partielle a ses particularités. En ce qui concerne ce canton, c’est l’approche d’une autre donnée politique qui est mise en avant. L’abstention est une autre réalité dans toute élection partielle qu’il faut combattre. Ce sera une campagne électorale très courte et les communistes du Boulonnais, auxquels s’associent ceux d’Outreau et de Saint-Étienne-au-Mont, vont établir des liens étroits, dans ce contexte, avec la population.

Présentation de la candidature

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Fontaine, lundi dernier, au


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sera, bien évidemment, une campagne de proximité avec des paramètres précis, puisque il n’y aura pas de candidat sortant,ce fut le cas par le passé. “La Gauche n’est forte que si elle est diverse, observe, d’emblée, le candidat du PCF. Les salariés de tous les secteurs sont en attente d'autres types de réponses face aux problèmes qui les assaillent. Et le Parti communiste est à l’offensive. Aussi, ce débat s’inscrit dans une démarche de confrontations des idées, des expériences, des réflexions et des pratiques et en souligne l’acuité face au capital financier. Précarisation, exclusion, contrats aidés, la contre-offensive des salariés s'appuie sur des revendications fondamentales qui recouvrent l'ensemble des préoccupations d'aujourd'hui, emploi, pouvoir d'achat, droits sociaux, retraites, salaires, conditions de travail, code du travail, sécuritésociale, garantie des services publics”. La mobilisation des communistes dans cette campagne est à situer dans la configuration d’un débat général qui concerne des pans entiers de la vie de tous les jours.

 
Syndicaliste et ancien marin

Jean Laplace et Françoise Leroy, au nom des communistes Boulonnais et du Portel, ont tenu à présenter cette candidature, lundi dernier, au siège du PCF. “Tout d’abord, dit Jean Laplace, c’est un choix politique pris d’un commun accord avec les sections concernées. Le contexte d’une élection partielle est particulier mais la situation locale permet d’en aborder les principaux enjeux.” André Blanpain représentait la section d’Outreau. L’activité sidérurgique qui générait plus de 40% du trafic du port (minerai de manganèse et coke à l'entrée et ferromanganèse à la sortie) fait partie du passé, c’est le passage obligé à une globalisation du monde et au tout libéralisme. La Comilog a disparu du paysage industriel. Des menaces pèsent sur Manoir Industries, la SBE. Aujourd’hui, la Comilog n’existe plus, les hypocrites ont beau parler mais l’industrie, ce qui fit la force de la région, se réduit d’année en année. Le danger de toute fermeture rebondit directement sur toutes les corporations boulonnaises. Le port de commerce est touché de plein fouet. Charles Fontaine, ancien syndicaliste du Port et ancien marin en connaît toutes les aspérités. C’est une positionde force que complète son ancrage à Boulogne-sur-Mer puisqu’il en est natif avec de fortes attaches portelloisesdu côté de sa mère. Ces atouts lui permettent de mettre en parallèle sa vie militante et sa vie d’élu au service de la population. Et Charles Fontaine de se rappeler le combat de toute une corporation pour combattre la loi portuaire de 1992 qui a abouti à casser la profession des dockers.

Dernier avatar de cette réforme, la fin de la Codema. Leur combat reste dans tous les esprits pour nepas se laisser gruger par leurs patrons respectifs, les deux armateurs ayant pignon sur rue sur le port de pêche, Leduc et Le Garrec. La fusion récente de leurs activités a conduit à une seule société “Euronor” tout cela dans un contexte spécifique où les marins-pêcheurs sont en lutte contre les restrictions et les taux de capture imposés par Bruxelles. Les deux armateurs boulonnais pour finaliser leur concentration, ont reçu des garanties monétaires des pouvoirs publics et du Conseil régional, ce n’est pas une aide directe mais en quelque sorte une avance de trésorerie.

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Charles Fontaine, lors d’une manifestation pour l’emploi sur le site de la Comilog avec notamment Jean-Claude Juda, conseiller général.

 
L’avenir du port, un enjeu primordial

Il fut un temps où Boulogne-sur-Mer traitait à la fois des trafics de produits forestiers et des trafics de ciments etclinkers ; ces produits font encore partie d’une activité traditionnelle, aujourd’hui en déclin. Il y a toujours un effet de dominos dans la vie économique, ainsi l’arrêt de la Papeterie de Maresquel a eu des conséquences néfastes pour le port de commerce, port déjà en pertes sèches depuis quelques années avec la fin du transport de farines et la fermeture définitive de la Comilog. Autre volet de la vie portuaire, la récente prise de compétence du port par la Région n’est pas sans poser les problèmes récurrents à sa pérennité et à son développement. Que se passera-t-il sur la friche de la Comilog si l’emploi n’est pas créé ? Il faut à tout prix que le port puisse se développer avec des synergies fiables comme le souhait d’une nouvelle liaison transmanche, assurée, par exemple, par Sea France ! Il est impératif d’avoir toutes les données en mains pour ne pas se laisser gruger ; les salariés ont toute latitude à s’exprimer et à prendre à bras le corps leurs situations.C’est le cas pour tous les salariés qui travaillent sur le Port. Le fait de tout mettre à plat est une démarche tout à fait saine dans uneconception politique de lutte. C’est ce qui fait la force des élus du PCF et Charles Fontaine, dans ses fonctions électives à la mairie de Boulogne-sur- Mer, travaille dans ce sens sur des dossiers (tourisme et commerce) qui ont un impact conséquent sur la vie quotidienne de la population. Le devenir du port est une affaire éminemment politique, tout le monde en convient, et il ne faut rien laisser au hasard car la moindre absence d’informations précises peut être préjudiciable à toute une corporation, voire à plusieurs. “La précarité est à combattre, le service public est à défendre. Ce dont ont besoin les travailleurs, ce sont des garanties sur les statuts des personnels. Encore, une fois, il ne s’agit pas de diviser les salariés. Les dossiers de Capécure, notamment, ont été menés, à l’époque par Charles Fontaine, au sein de la commission portuaire. C’est un aspect non négligeable dans la vie économique de Boulogne-sur- Mer. Le secteur du tourisme fait partie de ces vélléités en tous genres et des projets ludiques sont versés dans un dossier qui concerne, néanmoins, toute la population. La droite fignole des pratiques anti-sociales”.

Marquer un coup d’arrêt à l’entreprise de liquidation des emplois est une ambition tout à fait légitime défendue par les salariés du privé et des services publics. Une des réponses se trouve dans la convergence des luttes et la bataille politique menée, notamment, par les militants communistes de Boulogne-sur-Mer et du Portel. Élu depuis 1977, à Boulogne-sur-Mer, Charles Fontaine, portera, donc, les couleurs du PCF avec son expérience d’élu de terrain.

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