FACE À UN POUVOIR DE CLASSE UN VRAI PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS
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Liberté 62 n°769 - Le 10 août 2007-3- Edito
FACE À UN POUVOIR DE CLASSE UN VRAI PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS
Par Claude Vanzavelberg
CE qui est clair pour nous, c’est qu’il y a bien un pouvoir de classe à l’Élysée. Combinant un activisme démesuré avec des sourires, des images familiales, une omniprésence médiatique, les appels à des personnalités socialistes, le président de la République instaure la république de la communication. Celle qui déploie un épais rideau de fumée pour cacher la réalité de choix politiques, économiques et sociaux qui auront d’ici quelques mois de dures conséquences sur la vie quotidienne des familles. C’est conforme à la logique sarkozyenne. Celle-ci impulse une contre révolution réactionnaire dont les caractéristiques essentielles sont le renforcement du pouvoir d’un seul homme –le sien- et la démolition méthodique et rapide des acquis sociaux et démocratiques.
Un festival d’été
En juillet, on aura vécu un festival d’été pour les privilégiés de la fortune : 14 milliards d’euros de cadeaux sous la forme de réductions d’impôts et de cotisations sociales. Pendant ce temps, les travailleurs n’auront aucune augmentation de leurs salaires. Les sept millions de personnes vivant en deçà du seuil de pauvreté n’ont pas touché un centime de plus, alors que les prix de nombreux produits de consommation augmentent et vont augmenter à la rentrée. Mais les quelques milliers de familles qui disposent d’un patrimoine compris entre 7 et 15 millions d’euros vont toucher un chèque de 540.000 euros. Chaque année, ils recevront l’équivalent de 10 ans de revenu imposable d’un cadre. Je ne pense pas que «ces gens-là» comme le chantait Brel, sont ceux qui travaillent « le plus» ! Le peuple travailleur, les retraités et les privés d’emploi sont soumis à la double peine : devoir travailler plus au seul bénéfice de l’employeur ou continuer à chômer avant d’être rayé, alors que le recul de la solidarité nationale conduira à un renchérissement des biens indispensables, au déclin des services publics avec le non-remplacement d’un salarié sur deux et la pression sur les budgets sociaux et publics. Les exonération de charges sur les heures supplémentaires vont aggraver le déficit des caisses de protection sociale de 6 milliards d’euros, que les assurés sociaux paieront avec quatre franchises médicales supplémentaires. Dans cette situation, les militants communistes du département présents en cette période ne chôment pas. Dans le Boulonnais et la région lensoise, ils préparent activement une élection cantonale début septembre, ceux du Calaisis leur fête annuelle de Bois Campagne, ce mercredi 15 août.