CE QUE NOUS ALLONS DIRE A SARKOZY
Liberté 62 n°779 - Le 19 Octobre 2007 -3- Edito
CE QUE NOUS ALLONS DIRE À SARKOZY
Par Jean-Claude Danglot
La journée de grève et de manifestations du 18 est incontestablement un grand succès, d’autant que le président de la République se faisait fort avec son gouvernement d’imposer ses réformes avec le consente- ment des Français. Les médias encore une fois n’ont pas manqué d’imagination pour diviser, opposer les salariés, les usagers et pourtant, ils étaient là cheminots, gaziers, électriciens, employés et plusieurs catégories qui se sont joints à cette journée d’action, déterminés plus que jamais. «Le 18» sonne cette fois au calendrier de la rentrée l’urgence de la riposte sociale à la politique de casse que mène la droite.
Cette journée est un appel d’air qui peut déboucher sur un mouvement plus vaste, à condition que les salariés surmontent leurs divisions pour tous ensemble défendre ce qu’ils ont en commun, car la perte des acquis d’un côté ne profite pas aux autres et en finalité c’est l’ensemble des salariés, toutes caté- gories, tous secteurs confondus qui subit cette répression sociale sans précédent. Dans cette période cruciale, où se joue l’avenir de la France et son modèle de société, l’UNITE ́est le seul rempart contre cette politique qui ne répond en rien à l’attente des Français en matière d’emploi, de pouvoir d’achat, de santé, de service public, de retraite. Coïncidence du calendrier, une autre action symbolique et politique impulsée par les parlementaires communistes du Pas-de-Calais va conduire à travers un parcours de 4 jours, de nombreux demandeurs d'emploi à la porte de l'Élysée pour remettre des milliers de CV de notre région à Sarkozy.
Nous espérons le rencontrer, non pas pour qu'il règle quelques problèmes en terme de promesses, mais pour lui dire ce qu'on pense de sa fameuse formule «Travailler plus pour gagner plus». Nous allons laisser s'exprimer la dignité des femmes, des hommes, des jeunes qui ne supportent plus le discours moralisateur et culpabi-lisateur alors que la société ne peut leur offrir l'emploi qu'ils revendiquent à juste titre. Nous allons lui dire, qu'avant de faire travailler plus, ceux qui déjà ont un travail, peut être faudrait-il déjà en priorité offrir un travail à tout le monde ! Enfin, nous allons surtout faire témoigner nos «chercheurs» confrontés au chômage et au par- cours du combattant de celles et ceux qui recherchent un emploi. D'être montés à Paris sera porteur des exigences d'une région qui veut se faire respecter. Pour soutenir cette marche pour l'emploi, nous appelons pour le Pas-de-Calais au rassemblement le 24 octobre à 10h30 Place du Cantin ; premier grand rendez-vous pour le Nord/Pas-de-Calais avant de se rendre en Picardie.
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