POUVOIR D’ACHAT L’IMPATIENCE A SES LIMITES !

Publié le par Liberté 62

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POUVOIR D’ACHAT

L’IMPATIENCE A SES LIMITES !

 

Par Michel Ansart

 

VOUS alliez voir ce que vou alliez voir : le grand Manitou Sarko devait, après avoir exploré de nouvelles pistes, annoncer à coups de grands renforts médiatiques, des mesures exceptionnelles p o u r défendre le pouvoir d ’ a c h a t des Français qui ne cesse de dégringoler. La bombe annonce à retardement du Président a fait «flop» tout comme son «travailler plus pour gagner plus» qui apparaît désormais aux yeux des salariés comme une recette miracle, voire une supercherie de plus du gouvernement Fillon. Que nous annonce-t-on à la veille des fêtes de fin d’année ? Que des cadeaux empoisonnés :

l’apologie du travail le dimanche

les 35 heures sacrifiées en échange d’augmentations de salaires .... à voir

les RTT payées pour faire rentrer quelques subsides dans la poche des salariés. Ne seront concernés que quelques catégories et encore.... Ce qui est sûr, c’est que cela constitue la remise en cause de la durée légale du travail

la baisse de certains produits en magasin ? On veut voir ! En tout cas, cela ne fera pas le compte. Rappelons à notre bon Président, qui vient de s’augmenter de 172 %, que pour les ménages des smicards et autres, le beurre a augmenté de 66 %, la salade verte de 118 %, le fromage de 137 %, le lait de 183 % ces six dernières années. C’est ça l’inflation perçue, et seule une augmentation de salaire conséquente pourrait redonner du baume au coeur de tous ceux qui produisent ce qui permettrait également une réelle relance de la consommation populaire.

Quant aux universités, en vendant 3 % d’EDF pour doter celles-ci de beaux campus, c’est aussi cacher la réalité de la porte ouverte à la privatisation de la plus belle entreprise publique française.

Aujourd’hui Monsieur Nicolas Sarkozy, qui se prévaut de son score aux Présidentielles pour faire passer ces mauvaises réformes, a devant lui 49% de mécontents, et ce n’est pas fini. La majorité des Français sait désormais qu’elle a été trompée, et que seule Laurence Parisot du MEDEF peut déclarer : «Beaucoup de chefs d’entreprise se sont sentis soutenus par le Président de la République». Tous ceux, et ils sont de plus en plus nombreux, qui font la queue devant les «Restos du Coeur» (1 milliard de repas depuis l’appel de Coluche) sont en droit d’exiger une augmentation du SMIC, des salaires, des pensions et des minima sociaux. Ils ont aussi besoin à gauche d’une réelle force politique, d’un Parti Communiste Français fort et influent. Espérons que l’Assemblée générale des Communistes Français, qui se tient ce week-end à Paris, ira dans ce sens. La situation actuelle l’exige plus que jamais.


 

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Publié dans Edito

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