FACE AU SYSTEME VOYOU, LE VOTE COMMUNISTE
Face au système voyou
Le vote communiste
Par Dominique Watrin
UN jeune trader de la Société Générale déjouant soi disant les systèmes de contrôle, enrichissant dans un premier temps la banque avant de griller 5 milliards d’euros. Un Président de la République qui fronce les sourcils et demande la peau du PDG. Les médias tiennent leur feuilleton d’hiver tout aussi rocambolesque que l’Arsène Lupin de Maurice Leblanc. On en oublierait presque la brutalité d’un système où la suraccumulation des capitaux pousse à toujours plus de spéculation sur les devises, les matières premières, les actions. 80 % des milliers de milliards de dollars de transactions constatées chaque jour sur les marchés financiers sont des opérations spéculatives.
C’est autant d’argent volé aux classes laborieuses, soustrait au développement économique, détourné de la satisfaction des besoins les plus élémentaires de l’humanité tel l’accès à l’eau potable dont est encore privé une grande partie de la population mondiale ! Une nouvelle caution de gauche à ce système s’est pourtant encore exprimée cette semaine sous la plume de Jacques Attali. Le rapport que l’ancien Conseiller du Président Mitterrand vient de rendre est en fait le vrai programme que Sarkozy veut mettre en oeuvre dès après les élections. Les français seraient bien inspirés d’y jeter un coup d’oeil.
Par exemple, quand celui-ci affirme qu’il faut «continuer à réduire le coût du travail», «basculer des points de cotisation sociales sur la CSG et la TVA», (en clair revoilà la TVA sociale : faire payer plus les ouvriers, les employés, les retraités et moins les patrons), «supprimer tout âge limite des départs à la retraite », «réduire les dépenses publiques», «transférer dix grands pôles universitaires et de recherche au privé». Les élections municipales et cantonales ont lieu dans seulement cinq semaines. Le vote communiste sera le seul vote anti-Sarkozy, le seul vote efficace pour exprimer votre dégoût et vous faire respecter. Le vote de l’espoir aussi, car porteur d’un tout autre projet de société que celui du système financier actuel.