JEAN CLAUDE JUDA ET BRIGITTE PASSEBOSC, CANDIDATS COMMUNISTES DANS LE CANTON DE SAMER
Liberté 62 n°79 – 5- Le 7 Mars 2008
Jean-Claude Juda et Brigitte Passebosc, candidats communistes dans le canton de Samer
Par P.P.

Lors d’une manifestation à Boulogne-sur-Mer pour l’emploi. (Photo Liberté 62)
TEMPS de la réflexion, écoute des syndicalistes et des salariés, de la population, discussions sur les thèmes actuels, pouvoir d’achat, emploi, santé, retraites, services publics, voilà comment les militants du PCF mènent la bataille des cantonales dans le canton de Samer. Jean- Claude Juda, maire de SaintÉtienne- au-Mont, conseiller général sortant, et Brigitte Passebosc, conseillère régionale, présidente de la commission des sports, sont les candidats du Parti communiste.
La redistribution des richesses, le contrôle des fonds publics aux entreprises, les dangers des fonds d’investissement, le dossier sur la sécurité-emploi-formation, tout cela fait partie du débat et des propositions des communistes. L’emploi, la formation, les salaires, la reconnaissance des qualifications, les conditions de travail et les services publics, sont les préoccupations de tous les jours pour une grande majorité de travailleurs.
La question fondamentale qui est dans toutes les têtes est celle de la prise en compte des revendications économiques, sociales, humaines et non pas un alignement sur des politiques qui tournent le dos au chômage, à la précarité et à l’exclusion. Les dossiers des collèges, de l’aménagement du territoire, des routes, les politiques sociales, de la petite enfance, des aînés relèvent des compétences des conseillers généraux.
Nous avons pu, à de nombreuses reprises, rendre compte des contacts étroits entretenus par Jean-Claude Juda et Brigitte Passebosc, avec le monde du travail, que ce soit à Outreau Technologies, la pêche, les transports ou la solidarité avec les travailleurs des entreprises du Boulonnais.
À Outreau Technologies, la crise est palpable, la stratégie de la direction vise à mettre en oeuvre, dans des brefs délais, une externalisation des activités avec un recentrage sur le “coeur de voie”, avec une rentabilité certaine. “L’avenir du site d’Outreau et de ses 280 salariés est fortement menacé, souligne Jean-Claude Juda en direction des pouvoirs publics, La cession des actifs immobiliers décidée récemment par l’actionnaire confirme l’hypothèse d’une orientation purement financière au détriment d’une ambition industrielle nécessaire pour la pérennité du groupe et son développement”. Récemment, la fonderie a été liquidée et c’est une page entière de ce fleuron industriel qui se tourne.
En amont
Le métier de pêcheur est difficile avec toutes les restrictions imposées par l’Union européenne ; or, il faut savoir qu’un pêcheur fait “vivre” directement quatre à cinq personnes, c’est un avenir bien sombre qui s’annonce pour les villes portuaires comme Boulogne. Aujourd’hui, la Comilog n’existe plus, les hypocrites ont beau parler mais l’industrie, ce qui fit la force de la région, se réduit d’année en année.
Le danger de toute fermeture rebondit directement sur tous les secteurs d’activités du Boulonnais. Le port de commerce est touché de plein fouet. À quoi vont servir les terrains de la Comilog ? La question est posée avec acuité. C’est en amont, observent les candidats communistes, avec les acteurs du mouvement social, que doit s’engager la discussion sur les revendications fondamentales et cette pratique concerne tout ce secteur géographique du littoral.