"UNE PUB À PEU DE FRAIS" POUR GAZ DE FRANCE

Publié le par Liberté 62




BIENVENUE EN FLANDRES, À BERGUES

"UNE PUB À PEU DE FRAIS" POUR GAZ DE FRANCE

 

Henri Tobo, administrateur, ancien président du CMCAS de Béthune/Arras, a souligné, récemment, à Bergues l'importance du service public que ce soit à La Poste ou dans l'Énergie suite à la remise "à peu de frais" du local berguois par la direction de Gaz de France à la municipalité.


"JE ne vous parlerai pas en patois, dit-il, respectant cette Flandre verdoyante et fleurie si chère à un de nos anciens collègues Berguois, André Vannobel. Mais il y a toujours eu une bonne cohabitation avec les Ch'tis. Mais quel double langage : la poste salue ses valeurs tout en privatisant ses services, diminuant le nombre de ses facteurs et en fermant bon nombre de bureaux de poste. Ce double langage vaut également pour EDF/GDF.

M. Cirelli, l'homme qui souhaite s'augmenter de 1000%, PDG de GDF sera mardi 17 juin ici même pour remettre les clés des locaux du district à la Mairie. Saluons cette donation, preuve de la force, de l'impact du film, mais aussi occasion d'une pub à peu de frais ! Dans le même temps, privatisation avec la fusion Suez, augmentation des tarifs du gaz, fermeture après Bergues, de tous les points d'accueil dans la région : Hazebrouck, Bailleul, pour le Nord, dans notre Centre. Bientôt, partout, la seul possibilité de contact, pour quoi que ce soit concernant le gaz et l'électricité, sera un téléphone payant avec ses interminables minutes d'attente ! Monsieur Cirelli n'est pas le bienvenu chez les ch'tis, nous lui dirons, sans perturber la manifestation, mardi prochain. Bergues : ancienne usine à gaz, le gaz y est ancien. Lors du renouvellement de canalisation, on y a déterrer des conduites en bois.

À la nationalisation, en 1946, devient un district dépendant de la subdivision de St Omer, ensuite de l'agence d'Hazebrouck et du centre de distribution mixte de Béthune, puis d'Arras-Béthune en 1976. District maillon indispensable de la proximité de la distribution du gaz et de l'électricité. Base comme moyenne tension, c'est ce qui a fait la réussite de la Nationalisation, de la qualité de service aux usagers. On ne soulignera jamais assez le rôle humain et social de cette structure de base, aussi bien en semi urbain et rural, comme l'était le district de Bergues avec ses 26 communes. Tout partait et revenait au district : interlocuteurs des usagers, des collectivités locales, capables de renseigner, de conseiller, d'orienter, bref d'apporter des réponses immédiates : pour le commercial, les extensions, les branchements, les mutations et aussi bien entendu, la maintenance, le dépannage 24H/24, dimanche et fêtes, en astreinte, avec des équipes sur place opérationnelles très rapidement.

Depuis 1970, nous nous bagarrons pour maintenir cette base de proximité du service public de l'énergie. À l'époque, nos directions souhaitaient le transfert sur Dunkerque, nous avons réussi jusqu'en 2006, le maintien en réaménageant les locaux. En discutant avec les plus anciens comme les plus jeunes, ce district a vu tout un défilé de monteurs, véritable laboratoire de formation des métiers de la distribution de gaz et d'électricité. Ceux embauchés sur place comme ceux sortant des écoles de métiers, venant du Pas-de-Calais, de la région parisienne ou d'Aurillac, conservent le meilleur souvenir de leur passage à Bergues, de cette fraternité, de cette disponibilité au service des usagers par tous les temps, que ce soit en gaz ou en électricité.

En juillet 2006, il y a deux ans, nous adressions une lettre à la population sur la fermeture définitive du district de Bergues (volonté généralisée sur les autres sites comme indiqué au début). Ce papier reprenait ce que je viens de dire. Nous étions mauvais prophètes, mais la réalité dépasse ce que nous craignions ! Ce cri d'alerte vaut encore aujourd'hui. Défendons nos services publics de proximité ! Nous interpellons les usagers, leurs élus. L'initiative de la CGT n'est pas une commémoration du souvenir, mais un rappel d'où nous venons, ce que nous vivons et surtout ce que nous souhaitons pour demain ! Nous invitons ceux qui nous dirigent à réorienter leur politique : pas sur le fric pour le fric, mais pour un service public de proximité avec le maintien de tarifs régulés, menacés à partir de 2010 !"

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