C'EST LA RENTREE

Publié le par Liberté 62


C'EST LA RENTREE


Des rayons de supermarchés, aux journaux télévisés, on ne pouvait pas la manquer ... la rentrée scolaire.Elle fait partie de ces rites immuables, qui finissent par rythmer notre vie.

Et comme tous les moments importants, elle doit se dérouler sans problème. Une rentrée sans problème... pour le portefeuille des parents d'élèves. Vous avez l'impression que les prix ont augmenté ? C'est une simple impression ! D'ailleurs, la très sarkozienne "Association des Familles de France" l'affirme : le coût de la rentrée scolaire a diminué (sic !) de 7% par rapport à l'an dernier.

Une rentrée sans problème... pour les élèves et leurs enseignants.

11 200 suppression de postes d'enseignants en cette rentrée 2008, et l'annonce de 85 000 autres d'ici 2012 ; mais tout "baigne" !

Les enfants resteront à la maison le samedi matin, et en supprimant des matières, ou des options, on va alléger leur cartable. Merci Monsieur le ministre . La politique Darcos affiche un objectif économique : faire l'économie de 800 millions d'euros. En fait, l'objectif à terme est bien de casser le service public de l'Education. Ensuite, on expliquera aux français - qui feront le même constat - que l'école publique ne fonctionne plus, et on l'on bradera l'Education Nationale.

Par toute une série de mesure, la droite est en train de casser l'école publique. Non seulement, elle supprime massivement des postes d'enseignants, mais elle liquide le système d'orientation, elle casse la carte scolaire, et s'attaque au contenu de l'enseignement. Darcos prône le "retour aux fondamentaux" dans le primaire. Savoir lire, écrire, compter serait le socle commun. En réalité, comme le dénonce le SNES, c'est à la mise en place d'une école à deux vitesses qu'on assiste, à travers une division des programmesen "deux cercles concentriques", invitant de facto, certains élèves à s'arrêter au premier, tandis que d'autres pourraient s'aventurer dans le second.

De la maternelle à l'université, le projet de la doite est cohérent. Il faut donc donner de la cohérence à la riposte, en faisant converger les luttes catégorielles. Aujourd'hui les professeurs des écoles se battent contre la réforme des programmes ; les parents d'élèves contre les fermetures de classe et la réforme de la carte scolaire ; les professeurs du secondaire, contre les suppressions d'options, etc ...

C'est tous ensemble qu'il faut lutter, pour changer l'école, c'est à dire pour changer de société. De la rentrée scolaire à une rentrée sociale de lutte, il n'y a qu'un pas qu'il ne faut pas tarder à franchir.

Bertrand PERICAUD


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Publié dans Edito

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