LIBERTE 62 - DU PAIN SUR LA PLANCHE POUR LES COMMUNISTES

Publié le par Liberté 62

 

 



DU PAIN SUR LA PLANCHE POUR LES COMMUNISTES

 

Par Jean-Claude Danglot

 

 

«Si les communistes ont majoritairement décidé que le 34ème congrès ne devrait pas être celui de la liquidation du PCF et de son changement de NOM, ce nʼest pas par nostalgie, par affection. Lʼexistence pour elle-même nʼa aucun sens, si ce nʼest que croire encore à la possibilité dʼun monde meilleur, et que le PCF, ses militants, ses élus sont une pierre à lʼédifice de cette nouvelle société. En 1920, les militants ouvriers ont décidé de la création de ce PCF pour que la classe ouvrière dispose dʼune formation politique indépendante du capital et de la social-démocratie, dʼune force révolutionnaire qui combat sans concession le capitalisme et pose en permanence la question de changement, de transformation de la société. Certes, les temps ont changé mais les bases restent les mêmes.»

 


APRÈS la fête de lʼHumanité qui a fait preuve encore une fois de son succès populaire, les communistes se sont fixés des objectifs qui intègrent la nécessité de riposte à la politique de Sarkozy et la préparation de leur 34ème congrès.

Les 2 aspects sont complémentaires et extrêmement liés car, la baisse considérable dʼinfluence du PCF ces dernières années, encourage le MEDEF et lʼUMP dans leur opération de remodelage de la France. On ne répétera jamais assez que lʼexistence et lʼinfluence du PCF, parti de lutte et de rassemblement populaire ont joué un rôle historique pour obtenir, arracher les conquêtes sociales actuellement remises en cause.

Si les communistes ont majoritairement décidé que le 34ème congrès ne devrait pas être celui de la liquidation du PCF et de son changement de NOM, ce nʼest pas par nostalgie, par affection. Lʼexistence pour elle-même nʼa aucun sens, si ce nʼest que croire encore à la possibilité dʼun monde meilleur, et que le PCF, ses militants, ses élus sont une pierre à lʼédifice de cette nouvelle société. En 1920, les militants ouvriers ont décidé de la création de ce PCF pour que la classe ouvrière dispose dʼune formation politique indépendante du capital et de la social-démocratie, dʼune force révolutionnaire qui combat sans concession le capitalisme et pose en permanence la question de changement, de transformation de la société.

Certes, les temps ont changé mais les bases restent les mêmes. On constate que lʼhégémonie sur la gauche du PS et lʼespace conquis par lʼextrême gauche débouchent sur rien, pire encore, Sarkozy sʼamuse de cette situation qui lui laisse les mains libres à travers son offensive idéologique et politique.

Les communistes du Pas-de- Calais sʼinscrivent donc dans le débat national de leur parti avec la volonté de sortir de lʼimpasse actuelle, de redonner une dimension nationale au PCF quʼil nʼaurait jamais du perdre sʼil ne sʼétait pas éloigné de ses fondamentaux. Le 15 octobre, lors dʼune assemblée générale à Grenay, ils feront le point sur la préparation du 34ème congrès et se prononceront par un vote dans leur section sur les textes qui leurs seront proposés. Il ne sʼagit pas de rentrer en séminaire, le congrès se prépare en prise avec la réalité. Celle-ci, compte tenu de la conjoncture économique et sociale de la rentrée, des nouveaux coups durs du gouvernement, nous invite à occuper le terrain, à prendre des initiatives politiques immédiates.

Incontestablement, la grande question sociale est celle du pouvoir dʼachat dont la baisse constante et accélérée ces derniers temps, touche de nombreuses catégories de Français. Le PCF organise le 27 septembre à Paris une marche nationale du pouvoir dʼachat, ce rassemblement est très largement ouvert à celles et ceux qui veulent démontrer leur mécontentement.

 

DES BUS PARTIRONT DU PAS-DE-CALAIS, RENSEIGNEZ VOUS À LA FÉDÉRATION DU PCF


Dans lʼoffensive des politiques de privatisation, le gouvernement reprend à son compte les directives européennes, lʼété a été propice à lʼannonce de la privatisation de la “ Poste ” dʼici 2009.

Le PCF appelle à se mobiliser pour empêcher ce mauvais coup dur qui ne pourra se traduire que par des réductions massives dʼeffectifs, de fermetures de bureaux, dʼaugmentation de tarif et de casse dʼun lien social de proximité très apprécié.

Cela se traduira aussi par un nouveau déséquilibre des territoires et un renforcement des inégalités. Le Pas-de-Calais, 1er département de France par son nombre de communes, aurait beaucoup à perdre dans cette stratégie de privatisation.

Aussi, nous avons décidé de nous inscrire dans lʼappel national de refus de cette privatisation et de lancer une campagne spécifique à notre département.

Enfin, la question de lʼemploi demeure très préoccupante, lʼannonce des licenciements chez Renault et plus globalement la crise que traverse lʼautomobile a des répercussions dans notre département qui enregistre de nombreuses entreprises dʼéquipementiers.

Les menaces sur Faurécia Auchel et dʼautres sites du secteur, le chantage scandaleux de la direction de la FM, à la délocalisation inaugure des prochains jours difficiles dans ce secteur avec à la clé des milliers dʼemplois. Notre combat contre les délocalisations se poursuit, il prend en cette rentrée une autre dimension, les salariés de ce secteur doivent se rassembler, cʼest notre objectif. Notre Fédération se fixe donc un plan ambitieux dʼici la fin de lʼannée, mais les enjeux sont tels quʼil nʼest pas question pour les militants que nous sommes dʼune trêve ou dʼun découragement quelconque.

 

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Publié dans Edito

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