LIBERTE 62 - LES COMMUNISTES ONT CHOISI LEUR TEXTE DE CONGRÈS
LES COMMUNISTES ONT CHOISI LEUR TEXTE DE CONGRÈS
Une majorité des 40000 adhérents qui ont participé au choix de la “base commune de discussion ” ont opté pour le texte de la direction sortante, en faveur dʼun parti “transformé”. Les deux textes alternatifs qui cumulent 40% des votants démontrent une volonté de réarmer idéologiquement le PCF.
LES adhérents du PCF ont choisi leur “base commune de discussion ” pour leur 34e ès, qui se tiendra du 11 au 14 décembre, à la Défense. Dʼici là, les communistes pourront amender le texte lors de leurs assemblées de section et de fédération. 39692 communistes ont pris part au vote, mercredi et jeudi, ce qui représente 50,38 % des 78779 inscrits à jour de leur cotisation, sur les 134000 adhérents recensés du PCF. 9,22 % des votants ont déposé des bulletins blancs ou nuls.
UN TEXTE APPUYÉ QUE PAR 61 % DES EXPRIMÉS
Le projet de base commune proposé par la direction sortante du PCF, intitulé “Vouloir un monde nouveau, le construire au quotidien”, a été adopté par 60,91 % des exprimés (21946 voix). Il devient donc la base commune pour le congrès. Les deux textes alternatifs “Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps”, déposé entre autres parAndréGerin, et “Renforcer le PCF, renouer avec lemarxisme”, ont obtenu respectivement 24,03%(8659 voix) et 15,04% (5419 voix).“En faisant un choix clair parmi les orientations proposées, une majorité de communistes (…) veulent faire vivre un Parti communiste transformé apte à relever les défis de la bataille idéologique et politique ”, écrit dans un communiqué la commission de transparence des débats, présidée par Hervé Bramy. Pour Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, la participation est comparable au dernier congrès de 2006, ce qui est “un bon résultat dans une situation difficile à gauche”. Il y voit un encouragement pour “avancer sur les trois questions pointées par la base commune ”. À savoir : la refondation de lʼanalyse du monde par le PCF dans les conditions de la crise financière(“Le texte date déjà sur ce point”, dit-il), la capacité à avancer un nouveau projet et lʼengagement “de profondes transformations du PCF”. Pour le porte-parole, le vote témoigne“dʼattentes très fortes pour préciser la nature et lʼampleur de ces transformations et passer aux travaux pratiques”. Autre son de cloche chezAndréGerin. Pour lui,“les 40% de voix réunis par les deux textes alternatifs” et le taux dʼabstention sont “lʼexpression dʼune défiance” vis-à-vis des choix de la direction qui “doit tenir compte du fait que les communistes veulent garder un Parti communiste autonome”.
“MALAISE” OU “ATTENTES” ?
Partisan dʼune toute autre option dans un texte alternatif intitulé “Continuer lʼengagement communiste, fonder une force nouvelle”, que ses auteurs nʼont pas voulu soumettre au vote, Pierre Zarka voit dans ce résultat “le désintérêt dʼune majorité de communistes pour cette préparation de congrès. Aujourdʼhui, personne ne peut se dire représentatif des communistes. Il faut en tirer les enseignements pour créer dʼautres conditions, en mettant sur un pied dʼégalité les différentes cohérences en présence”. Auteur dʼune contribution avec huit autres membres du Conseil national qui critiquaient une préparation de congrès où “toutes les options ne sont pas suffisamment débattues”, Daniel Cirera plaide lui aussi pour“redéfinir les objectifs et conditions du congrès”. “La direction aurait tort de prendre le résultat du vote comme un blanc seing pour ne rien changer”, estime-t-il, voyant dans le vote “et le non-vote” lʼexpression dʼun “malaise ”. Un niveau dʼabstentions et de blancs et nuls dans lequel Olivier Dartigolles perçoit pour sa part “des attentes à prendre en considération ”. Pour lui, cela exige de “créer les conditions du débat pour enrichir ” la base comune, tout en “respectant le choix majoritaire”. Certes, mais la forte opposition au texte de la direction nationale devra également être prise en compte afin de ne pas faire l'impasse sur les grandes questions qui concernent le programme, la stratégie et la théorie.
LES RÉSULTATS DANS LES FÉDÉRATIONS
La base commune proposée par le Conseil national décroche lamajorité absolue des voix (plus de 50 % des exprimés) dans 80 départements et est en tête dans neuf autres. Elle est devancée par le texte alternatif dʼAndré Gerin dans cinq fédérations (Ardennes, Nord, Pas-de-Calais, Haute-Saône, Tarn), dont trois où il obtient la majorité absolue. Ce texte réalise son meilleur score dans la Haute-Saône (91,67 %). Dans un seul département, la base commune est devancée parle texte “Renouer avec le marxisme” (Ardennes). Ce dernier, qui nʼest en tête dans aucune fédération, obtient son meilleur score (39,53 %) dans la Creuse. La base commune réalise quant à elle son meilleur score dans la Lozère (94,44 %). Enfin, les votes blancs ou nuls dépassent les 20 % des votants dans dix fédérations, atteignant 58,78 % dans la Sarthe et 45,68 % dans le Val-dʼOise dont le bulletin comprenait lʼoption dʼun refus de vote (tous les résultats sur www.humanite.fr).
| DANS LE PAS-DE-CALAIS
Inscrits : 5124 Votants : 2117 Blancs et nuls : 67 Exprimés : 2050
• Texte "Vouloir un monde nouveau, le construire au quotidien" : 308
• Texte"Renforcer le PCF, renouer avec le marxisme" : 183
• Texte "Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps" : 1559 .
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CENTRE HOSPITALIER DE LENS JEAN-CLAUDE DANGLOT ATTIRE L'ATTENTION DE ROSELYNE BACHELOT, MINISTRE DE LA SANTÉ
DANS courrier et une question écrite, le Sénateur communiste du Pas-de- Calais souligne que la Région Nord/Pas-de-Calais a le triste privilège de se situer au dernier rang des régions métropolitaines dans le domaine de la santé. Pour ne citer qu'un exemple, il rappelle que l'espérance de vie est ici de trois ans inférieure à celle que l'on enregistre au niveau national.
Le Centre hospitalier de Lens est situé au coeur de l'ex-bassin minier, un bassin particulièrement exposé qui connait un taux de mortalité supérieur de 35 % à la moyenne nationale comme l'atteste le récent atlas régional de la santé publié conjointement par la DRASS Nord/Pas-de-Calais, l'Agence Régionale de l'Hospitalisation et l'Urcam.
De nombreux services du CHL connaissent actuellement de fortes tensions, il s'agit notamment de la pneumologie, de la gastroentérologie, de la chirurgie viscérale et de la traumatologie.
Le service de cancérologie a quant à lui besoin de soutien pour renforcer la prise en charge des patients.
C'est dans ce contexte que le Maire de Lens, président du Conseil d'administration du Centre Hospitalier, a exprimé publiquement, lors d'une récente réunion du Conseil municipal ses craintes de voir fermer l'hôpital de Lens.
Ces propos ont provoqué à la fois l'étonnement et l'inquiétude des populations et des personnels médicaux. Jean-Claude Danglot serait donc reconnaissant de bien vouloir lui faire connaître les intentions réelles du gouvernement sur l'avenir de cet établissement, en particulier, et de manière générale sur les moyens que celui-ci compte attribuer à l'hôpital public dans une région particulièrement sinistrée sur le plan sanitaire.
* Jean-Michel Humez, élu PCF de Lens en a fait part dans les colonnes de Liberté 62 de la semaine dernière
PRIVATISATION DE GAZONOR
LES ÉLUS COMMUNISTES REÇUS AUMINISTÈRE DE L’ÉCOLOGIE
LA de Charbonnages de France le 1er Janvier 2008 a conduit à la privatisation de la filiale Gazonor qui exploitait le gaz de mine – le grisou- dans le Pas-de- Calais. Cʼest le groupe privé australien EGL qui a racheté Gazonor. On se souvient que les élus communistes et les syndicats, plus particulièrement ceux de la CGT mines-énergie, avaient alerté, dès le début 2007, des risques de privatisation de “Gazonor”, entreprise rentable exploitant lʼénorme richesse en gaz accumulée après 250 ans dʼextraction charbonnière.
La pression des syndicats et des élus communistes amena Jean-Pierre Kucheida, Président de lʼAssociation des Communes Minières (ACOM ) à organiser une manifestation en septembre 2007 sur le site deMéthamine à Avion.
Malgré leurs divergences, les élus sʼaccordaient pour exiger une solution régionale au bénéfice des habitants de lʼex-bassin minier. Les élus communistes proposaient de valoriser la production du gaz issu du travail de générations entières demineurs dans le cadre du service public de lʼénergie, et les élus socialistes, à lʼépoque moins enclins quʼaujourdʼhui à vanter dans leurs discours les avantages des nationalisations, préféraient négocier lʼentrée dans le capital de Gazonor dʼun consortium régional à hauteur de “20 à 30 %”. Compte tenu du rapport de forces existant cʼest cette dernière proposition qui était retenue etmandat était donné au président de lʼACOM de négocier avec Jean-Louis Borloo, Ministre de lʼÉcologie.
Dans un courrier adressé aux élus, dès janvier 2008, Jean-Pierre Kucheida annonçait que la négociation avait débouché sur lʼentrée dʼun groupement régional (Dalkia, Maisons et Cités, Finorpa) dans le capital du groupe privé EGLà hauteur de 20 à 30%. Cerise sur le gâteau, le Ministère lʼavait également assuré quʼune partie du prix de la cession de Gazonor, serait versée au fonds de solidarité de lʼANGDM, soit 6 à 7 millions dʼeuros, pour améliorer les conditions de logement des ayants droit. Le président de lʼAssociation des Communes minières ne cachait pas sa satisfaction dʼavoir pu obtenir dans le soutien du gouvernement. Ace stade chacun pouvait se satisfaire de ce compromis…
Des promesses aux actes ou “ un tiens vautmieux que deux tu lʼauras ”…
Après plusieurs mois dʼattente et de déclarations en conseil dʼadministration rappelant les engagements du Ministre Borloo les promesses nʼétaient toujours pas entrées dans les faits.
A la demande des élus communistes, Jean-Claude Danglot a demandé et obtenu une audience au Ministre de lʼÉcologie afin de clarifier la situation et connaître de manière précise les dispositions retenues. Cette réunion sʼest tenue le 23Octobre, le sénateur était accompagné de Daniel Dewalle membre du conseil dʼadministration de lʼACOM et de Dominique Watrin président de lʼADECR 62.
Le directeur de cabinet du ministre et le conseiller technique chargé des questions de lʼaprès mine après avoir partagé le souci de la délégation de rendre plus visible ce dossier ont livré les informations objectives sur lʼétat réel de ce projet.
Sʼil est vrai que le Président de lʼACOM a rencontré Jean-Louis Borloo sur ce dossier et que ce dernier est intervenu avec force auprès de la direction du groupe australien (EGL), cette dernière a clairement notifié sa décision de renoncer désormais à toute négociation avec le groupement régional Dalkia. Sʼagissant dʼune entreprise 100%privée, lʼEtat nʼa aucun pouvoir de faire pression sur cette multinationale contrairement à ce quʼil aurait pu obtenir de la part dʼune entreprise nationale.
En clair, la négociation menée par le président de lʼAssociation des Communes Minières a échoué et ses promesses ne pourront pas être tenues.
Pour ce qui concerne les 6 ou 7 Millions dʼeuros issus de la vente de Gazonor pouvant être affectés au Fond de solidarité de lʼANGDM, il revient désormais au Ministère des finances dʼinscrire ces crédits dans la Loi de Finances 2009 . Afin de sauver ce qui peut encore lʼêtre, la délégation a fermement défendu ce dossier en rappelant les conditions de logement des ayants droit qui sont pour la plupart âgés et que la reconnaissance nationale pour les efforts consentis pendant des décennies par lesmineurs ne pouvait se contenter de paroles mais dʼactes concrets. Jean-Claude Danglot interviendra dans ce sens auprès du ministre Woerth afin que ces crédits soient débloqués.Quelques jour plus tard lors de lʼassemblée générale des Communes Minières, Daniel Dewalle, maire dʼHoudain, a informé lʼassemblée de lʼentrevue que la délégation des élus communistes a eu avec un responsable du ministère de lʼEcologie.