LIBERTE 62 - LE COMMUNISME UNE IDEE POUR LE XXIème SIECLE

Publié le par Liberté 62

Le communisme : une idée pour le 21ème siècle ?

 Par Daniel Dewalle

 LE siècle a connu plusieurs expériences socialistes au bilan contrasté mais trop vite jetées dans les poubelles de l'histoire au lieu d'en tirer toutes les conclusions tant négatives que positives. Dans le prolongement de la chute du mur de Berlin, nous réalisons avec précipitation notre mutation...” pour sauver les meubles (?) le parti s'affaiblissant lors de chaque grande échéance électorale.

Nous qui étions le “remorqueur“ de la gauche pour qu'elle soit bien à gauche (nationalisations, hausse des salaires, lutte contre le chômage et la pauvreté...), nous nous retrouvons peu à peu à la remorque du PS. Nous parlons de moins en moins de ce que nous proposons pour la France, l'Europe et la planète, mais de plus en plus d'organisations internes et de stratégie d'union en haut. Nos débats sont hantés par le positionnement du PS : social-démocratie ? social-libéral ? socialiste ? libéral ? libéral-social ? (Théo Dirksen : “Après la gauche socialdémocrate, voici la gauche libérale. À quand la gauche de droite ?”). Nous y perdons une part de notre identité, nous brouillons notremessage car nous lions notre sort à un paquebot PS qui navigue à vue entre les icebergs libéraux à la manière d'un Titanic qui ne sait pas encore qu'un iceberg va le couler !

En agissant ainsi, nous créons nousmêmes un espace à notre gauche. À nous la faute, en premier lieu. Notre parti vit des moments difficiles, douloureux : il s'interroge... il s'interroge trop et depuis trop longtemps.Quand on s'interroge sur soi-même, il faut retourner à ses fondamentaux. Fondamentaux d'un parti des travailleurs, des salariés, des opprimés, d'un parti de lutte. Fondamentaux d'un parti qui a su imposer en son temps le programme du Conseil national de la Résistance avec ses nationalisations. Nationalisations” : le terme redevient à lamode avec la crise boursière. Mais nous, ce sont les richesses de la France que nous voulons nationaliser ou renationaliser : son eau, son énergie, son système bancaire, etc... et non les pertes d'actionnaires milliardaires. Redevenons le parti “des luttes”, notre parti a son avenir devant lui s'il arrête de nombriliser. Exemple : la manière de choisir notre candidate lors des dernières élections présidentielles fut lamentable : long processus complexe au travers des collectifs anti-libéraux alors que pour certains d'entre eux la règle était : tout sauf un communiste !

Désignation lamentable et résultat électoral lamentable lui aussi (l'actuelle direction du parti n'en a tiré aucune conclusion, elle relancemême ce type de proposition pour les prochaines européennes). Retournons à nos fondamentaux et entre autres aux luttes. Concrètement deux dates nous attendent : le samedi 22 novembre à 14h30 devant la gare d'Arras pour la Poste et le samedi 6 décembre à 10h30 place du Cantin à Lens pour nos industries et nos services publics. Face au“chacun pour soi” du libéralisme qui détruira la terre, mettons en oeuvre le “Tous pour un et chacun pour tous” (après tout, à quatre ans près, “les trois mousquetaires” sont de la période du “Manifeste” (1848 !)

Retournons à nos fondamentaux : soyons plus communistes ! C'est un beau mot : communiste ! Dedans il y a communauté, mise en commun, communions... Soyons donc fiers d'être communistes ! Le 21ème siècle, sera solidaire ou la planète crévera ! Le communisme, c'est une idée neuve pour le 21ème siècle.

 

 

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Publié dans Edito

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