LIBERTE 62 - MINEURS DE LA CGT NE RIEN LACHER ...

Publié le par Liberté 62

 

 

 


Perte énorme du pouvoir d’achat

 

Les mineurs CGT :

“ne rien lâcher devant nos revendications fondamentales et la revalorisation

des pensions”

 

Pour garantir un bon niveau de retraite, conquérir  l’indexation des retraites sur l’évolution du salaire moyen est une notion fondamentale pour la CGT. Les mineurs retraités, eux, ont un régime bien spécifique. Au nom des mineurs CGT, Raymond Frackowiak a réitéré, récemment, lors d’un point de presse en présence des collectifs, les revendications suivantes : Pas de pension inférieure au smic ; 200 euros pour tous comme mesure de rattrapage ; indexation des pensions sur l’évolution moyenne des salaires ; pension de reversion à 75 % du montant de la pension du  conjoint ;  égalité des soins pour tous ; suppression des franchises médicales : lutter plus pour gagner plus, le ton est évidemment à une mobilisation exemplaire pour aujourd’hui et pour demain, une mobilisation qui se traduit aussi par une prise de conscience très nette chez tous les retraités, qu’ils soient du secteur de mines, de l’énergie.

 


La perte du pouvoir d’achat est grande. Raymond Frackowiak, souligne la perspicacité d’une grande offensive pour le pouvoir d’achat. Puisque les promesses de Sarkozy ne sont pas tenues, frapper un grand coup chez les députés UMP est une affirmation et l’expression d’un ras-le-bol grandissant. Au bout de quinze ans de retraites, le pensionné perd 20% de pouvoir d’achat, c’est inadmissible. Les feuilles de pétitions récoltées sur ce point précis marquent l’exaspération des retraités et veuves de mineurs devant les effets dévastateurs de la stagnation et de la régression de leur pouvoir d’achat. L’indexation des retraites sur les prix serait une bonne chose mais le gouvernement pratique la surenchère en pénalisant tous les salariés. Les retards entre le régime général et le régime minier ne cessent de se creuser ; Sarkozy, en candidat démagogue, avait fait beaucoup de promesses pour une refonte totale de l’attribution des retraites des mineurs, mais une fois, élu, tout est oublié, pire, le tour de vis supplémentaire est donné devant l’inflation importante de ces derniers mois.  Une indexation des pensions servies sur les seuls prix et non sur l’évolution du salaire moyen. Au bout de 15 ans de retraite, le pensionné aura perdu au moins 20% de pouvoir d’achat par rapport aux actifs.

 

Climat social

 

La CGT estime que le climat social ne cesse de s'alourdir en France au point que tout est réuni pour des mobilisations d'ampleur. 

L'ambiance sociale n'a plus rien à voir avec ce qu'elle était il y a six mois. Entre la refonte de la carte Famille nombreuse, l'augmentation des tarifs du gaz, la réforme de l'Etat -qui va conduire à la suppression de nombreux services publics- les mesures annoncées chaque jour contribuent à alourdir le climat.

Et Raymond Frackowiak d’observer qu’il faut poursuivre ce qui a été fait en 2001 avec un “certain rattrapage” des pensions des mineurs par rapport au régime général.

“Il faut assurer, dit-il, l’égalité en matière de retraites. Les gouvernements successifs ont mis en avant le principe d’égalité pour justifier leurs réformes régressives. Mais ils ont laissé de côté les inégalités les plus criantes. La reconnaissance des travaux pénibles, dangereux et astreignants par un départ anticipé à la retraite, était réclamée par la CGT depuis de longues années. Elle était prévue dans l’article 12 de la loi d’août 2003 sous forme d’une négociation interprofessionnelle devant établir la reconnaissance de la pénibilité en matière de retraite. Elle n’est toujours pas effective”.

Le gouvernement comme le patronat justifient l’amputation du montant des retraites en disant “qu’il ne faut pas laisser une charge trop importante aux générations futures”. L’argument est complètement hypocrite.

Dans les faits, on annonce une baisse drastique du niveau des retraites à l’horizon 2030-2040 et on crée les conditions pour que les jeunes d’aujourd’hui ne puissent prendre leur retraite qu’à 67, 70 ans ou plus.

On leur dit donc qu’ils n’auront qu’une petite retraite mais qu’ils devront continuer à cotiser pour leurs ainés. Peut-on croire à la pérennité d’un pacte intergénérationnel sur cette base ? C’est en fait pousser les nouvelles générations à se précipiter sur des systèmes de retraite alternatifs, largement illusoires comme la capitalisation.

 

P.P.

 

 

Poursuivre l'action

 

Entre 1987 et 2001, les retraites liquidées ont une augmentation progressive de 0,5 à 17 %. Mais rien pour les «Avant 1987», soit 80 % des retraités, ceux-là même qui, à la Libération, ont retroussé les manches pour relever la France et dans des conditions d'hygiène et de sécurité encore plus aléatoire qu'après 1987.

En plus de l'injustice flagrante, les mineurs estiment aussi que cette mesure est une atteinte à l'un des fondements de leur régime «basé sur la solidarité professionnelle et intergénérationnelle. Il faut tenir compte également de l'érosion du pouvoir d'achat que la FNME CGT chiffre déjà à 8,5% pour ceux partis en 2001, et qui ne fait qu'aggraver, année après année, les écarts et inégalités entre mineurs».

Quant aux pensions de reversions, elles sont, avec un taux fixe à 54 % comprises entre 500 et 700 euros par mois, donc bien souvent en dessous du seuil de pauvreté.

En avril dernier, les mineurs CGT se sont rassemblés devant l'Assemblée nationale. Cette initiative était le prolongement de toutes les actions menées sous diverses formes dans les régions depuis 2001.

Ce jour là, nous avons été reçus par l'ensemble des groupes parlementaires, le PCF est venu rencontrer les manifestants, l'UMP a reconnu la nécessité de revenir sur la discrimination créée par cette mesure.

Le 10 avril 2007, Sarkozy a beaucoup promis aux syndicats : «Un système plus juste c'est aussi un effort significatif pour toutes les petites retraites. C'est pourquoi je peux m'engager à revoir le régime des mineurs afin de mettre fin aux discriminations qui ont été introduites à partir de 2001 entre les anciens et nouveaux retraités de ce régime».

Depuis, le Ministre du travail, en la personne de Monsieur Robin, conseiller retraite, nous a reçus le 8 juillet. Lors de cette entrevue, celui-ci nous a annoncé que le gouvernement se situait dans une phase de réflexion technique. À l'issue de celle-ci, en septembre, le ministère formulerait des propositions pour avis.

Depuis, pas de réponse aux deux interventions de la CGT alors que le gouvernement a arrêté la loi des finances.

 

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Publié dans Social

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