MUNICIPALES A CALAIS - URGENCE POUR FAIRE BARRAGE A LA DROITE

Publié le par Liberté 62

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Liberté 62 n°790 - Le 4 Janvier 2008 - 8 et 9 - Dossier - Les municipales à Calais
 
 
Urgence de l'union pour faire barrage à la droite
 
SITUATION très contrastée dans le Calaisis... À Guînes, le maire PS ne répond pas, pas plus que celui de Marck aux propositions du PCF. À Ardres, Oye-Plage, Coulogne, le PS joue solo ! À Sangatte, le maire Guy Allemand constitue sa liste avec la socialiste candidate malheureuse aux cantonales de novembre 2006. Pas de contact avec les militants communistes dans les autres communes même à Audruicq. À Calais, tout devrait être simple face à la menace droite-extrême droite et pourtant ! D'où l'entretien avec Claude Vanzavelberg, secrétaire de la section du PCF. 

 Liberté 62 : Où en est-on en ce début d'année 2008 ?
 
 Claude Vanzavelberg : Nous sommes à 50 jours du dépôt des listes pour les municipales du 9 mars 2008. Calais est une ville ouvrière de gauche qui l'a confirmé, contre toute pression médiatique, encore en juin dernier en faisant élire J. Lang et G. Cocquempot face à la droite rassemblée avec l'extrême droite. C'est depuis 25 ans un rapport de forces gauche 59%- droite 46% et donc où la gauche ne doit pas faire d'erreur !
 
 L.62 : Le conseil municipal de Calais c'est quoi aujourd'hui ?
 
 
 Claude Vanzavelberg : En 2001, la liste du tout jeune maire de Calais, Jacky Hénin, a fait 44% au 1er tour et 57% au second tour. Sur les 49 conseillers municipaux, 10 sont de droite (UMP-UDF) et 39 à gauche. Il y a aujourd'hui dans cette majorité municipale 20 élus au groupe communiste et républicain, 11 élus socialistes, 3 élus écologistes, 3 élus MDC et 2 élus radicaux de gauche.
 
L.62 : Où en êtes-vous pour la réalisation d'un accord d'union clairement à gauche ?
 
 
 Claude Vanzavelberg : Avec le décalage dû aux présidentielles et législatives, comme partout en France, nous avons seulement commencé à discuter avec nos partenaires cet été. Début octobre, sur la base de déclarations signées par le PCF - PS - Écologistes - MRC - PRG, nous nous sommes mis d'accord pour faire de nouveau barrage à la droite et à l'extrême droite, puis sur le bilan de notre gestion commune 2001,2008. Et fin novembre sur le «projet-programme 2008,2014» à présenter aux électeurs mi-décembre nous avons commencé à discuter sur la composition de notre liste commune de 49 candidat(e)s qui pourrait être composée de 20 PCF, 16 PS (+1), 6 écologistes (-1), 3 Radicaux et 4 M.R.C.
Cela donnerait sur la base de 39 élus : 18 PCF (-2 sur aujourd'hui), 14 PS (+3), 3 Écologistes (-1), 2 MDC et 2 PRG. Cette proposition renouvelée en présence du maire le 15 décembre dernier est désormais entre les mains des responsables de chaque formation et tient compte des équilibres électoraux. Notre souhait est de concrétiser officiellement tout cela pour la mi-journée.  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
COMMUNAUTÉ D'AGGLOMÉRATION DU CALAISIS
 
Vers l'acte 2 de la coopération intercommunale
 
C'EST le 20 décembre que les élus des villes de Calais, Marck, Sangatte, Coquelles et Coulogne ont voté à l'unanimité (sauf la très seule Madame Bouchard) le budget 2008 de la CAC. L'occasion pour nous de revenir sur un bilan de sept ans de gestion de la toute jeune Communauté d'Agglomération créée le 10 avril 2001 et présidée par Jacky Hénin.
 
 En moins de sept ans, la CAC aura atteint un niveau de compétences transférées de même hauteur que les autres intercommunalités de la Région pourtant beaucoup plus anciennes. Elle aura engagé plus de 73 millions d'euros d'investissement (pour 28 millions d'emprunt) sans compter les travaux réalisés par les syndicats mixtes dont elle a suscité la création (SITAC, SEVADEC) confortant l'action engagée pendant la même période par les communes elles-mêmes. Le bilan du contrat d'agglomération se traduit sur le terrain par le changement d'image du Calaisis que reconnaissent les anciens calaisiens et tous ceux qui redécouvrent Calais nous prenant aujourd'hui en référence dans bien des domaines : l'environnement, la culture, le sport, le cadre de vie.  
 
En témoigne le nombre de délégations reçues pour visiter les équipements communautaires : Icéo, le nouveau Conservatoire à Rayonnement Départemental, les aires d'accueil des gens du voyage, le réseau de transport, le refuge fourrière des animaux, le centre de biométhanisation, l'aménagement paysager de la ZAE Virval sans oublier les stations d'épuration héritées de la ville centre.
 
En témoigne également le souhait des communes et communautés périphériques de s'associer à la CAC pour faire profiter leur population de tel ou tel équipement justifiant par la même de la dynamique de coopération installée par la création du SYMPAC pays de Calais et préfigurant d'éventuelles avancées de l'intercommunalité. Ce bilan est d'autant plus positif que les réalisations du mandat tant en terme d'investissement que de fonctionnement auront et seront pour l'avenir financées intégralement (sans fiscalité additionnelle) sur les recettes initiales DGF et TP et ce malgré les réformes d'état paralysantes et le tout en sauvegardant l'attribution facultative de la dotation de solidarité communautaire au profit des communes.
 
 
 
Saisir toutes les opportunités
 
 Le renforcement du Fonds de développement du Littoral (Fodel), la contractualisation engagée avec le Conseil général, le maintien réorienté des fonds Feder et Interreg constitue des opportunités qu'il faudra continuer de mobiliser.
 Pour ce qui concerne la dernière opération engagée dans ce mandat : la base de voile, après le million d'euros obtenu du Feder, une subvention de 600.000 euros au titre du C.N.D.S. vient d'être signifiée.
Compte tenu du projet de règlement du Fodel en cours d'approbation, nous savons également que cet équipement par sa vocation et son rayonnement pourra bénéficier d'un financement d'environ 3 millions d'euros ramenant le coût pour la CAC à environ 3.100.000 euros hors révision de prix soit en pourcentage 35%.
Dans le domaine de l'assainissement qui constitue la plus grande part (en ce moment) des chantiers de la CAC, le mois de novembre aura vu la fin des travaux de réhabilitation des postes de refoulement et du réseau du Fort Vert à Marck.
 Deux chantiers sont actuellement en cours : celui de la 2ème tranche de la réhabilitation des réseaux sur la RD 940 et la place de la mairie à Sangatte et celui de la création d'une station de pompage pour le raccordement de la rue des Cyprès à Coquelles où a (par ailleurs) été engagée une opération de réhabilitation de réseau en coordination avec les travaux d'aménagement de l'avenue du Général de Gaulle. 
 
 
 
POLITIQUE SOCIALE
L'expérience du CCAS
 
  À force on ne voit plus les différences... le slogan est facile pour laisser croire qu'une municipalité de gauche (qui plus est avec un maire communiste) gère les intérêts de sa ville et de ses habitants comme les autres ! À Calais l'aspect «social» reste déterminant (comme l'a montré un sondage SOFRES il y a deux ans). Du coût pour les familles pour la restauration scolaire au statut des salariés de la ville et aux avantages acquis à comparer aux autres villes du département (ici un syndicat CGT a encore droit de cité !). De l'accès gratuit aux transports publics pour les demandeurs d'emploi et aux personnes âgées de plus de 65 ans à celui, toujours gratuit, des familles à l'école nationale de musique et de danse jusqu'aux tarifs plus qu'accessibles aux activités de loisirs, de culture et sportives. Mais parlons donc du CCAS dont la vice-présidence est assurée par Christian Horville, adjoint au maire, qui répond ici à nos questions.
 
 
 Liberté 62 : Vous êtes élu depuis 1971 et connaissez bien l'action sociale ? 
 
Christian Horville : En 1971 quand Jean-Jacques Barthe est devenu maire à la tête d'une liste d'Union PCF-PS il y avait 28 agents au CCAS, l'effectif est aujourd'hui de 330 personnes. Fer de lance de l'action sociale, les activités en faveur des «Anciens» ont largement progressé. Un seul foyer avant 1971 et huit résidences aujourd'hui accueillant 450 retraités autonomes jusqu'à la nouvelle résidence du Front de Mer ouverte en mai 2007. Toutes ces résidences possèdent, pour leur sécurité, un gardien logé sur place par nécessité de service, ainsi qu'un animateur-gestionnaire, qui coordonne la vie des résidents et de la résidence comme par exemple, l'entretien complet du bâtiment, ce qui lui confère un aspect moderne et toujours neuf, malgré l'âge de certaines de ces résidences. Nous avons neuf restaurants ouverts à des prix défiant toute concurrence et depuis 2005 les repas du week-end. Sans compter les animations multiples.
 
L.62 : Quant à la vie de nos aînés ?
 
Christian Horville : On a assisté à une métamorphose, une modernisation ces dernières années. Avec les services de santé, des séances d'information sont organisées. Avec les écoles, des spectacles de danse. Avec la médiathèque, l'accès facile à la lecture. Avec les Amis du Vieux Calais, la découverte de notre histoire locale. Avec les peintres de la Côte d'Opale, l'initiation à la peinture et avec l'ADAL (Association pour le développement de l'Art Lyrique), des spectacles au Théâtre. On se presse à la gym-douce ou aquatique, à la salle de remise en forme, au club de randonnée pédestre, cycliste. On vérifiera ses connaissances au code de la route, ou bien encore on assistera à des conférences ayant trait à la sécurité des biens et des personnes, aux pièges à la consommation... Avec Jacky Hénin, je mets au défi l'UMP et même l'extrême droite d'oser tenir un débat public sur ces questions sociales...
 
 L.62 : Votre action pour les handicapés...
 
Christian Horville : Partie d'une création d'association, la politique en faveur des personnes handicapées a finalement été développée par le Centre Communal d'Action Sociale. Depuis 1998, cette volonté s'est affirmée en deux axes : - le transport et l'animation, - les coups de main à domicile. Le SATAPH, Service d'Aide au Transport et à l'Animation des Personnes Handicapées, a été fondé en 2001. Doté aujourd'hui de trois véhicules équipés pour recevoir des fauteuils roulants, il connaît un énorme succès en autorisant le déplacement, au sein de la Communauté d'Agglomération du Calaisis, de personnes à mobilité réduite. Plus fort encore, on s'est intéressé, c'était indispensable, à l'animation de celles et ceux qui, ne peuvent acheter un service apportant la distraction. Le résultat : des milliers de transport, des centaines de sorties, voyages, et même... des vacances. Et lorsque l'on reste chez soi, et bien il y a aussi les petits coups de main à domicile, activité non commerciale mise sur pied en 1998. Destinée à rendre service (courses dans le quartier, petits travaux, par exemple), on recense ici encore une envie d'aller plus loin. Enfin, depuis deux ans, les personnes à mobilité réduite peuvent profiter de la plage, qui a reçu le label «Tourisme et Handicap». Le Centre Communal d'Action Sociale offre en effet la possibilité de se baigner ou de se promener grâce à du matériel spécifique mis gracieusement à la disposition des particuliers ou des établissements spécialisés.
 
 L.62 : Vous avez aussi engagé des actions bien spécifiques ?
 
Christian Horville : Vous voulez parler de l'aide à la personne... De moins de 20.000 heures services à une centaine de bénéficiaires, nous arrivons maintenant à 200.000 heures pour 1.370 bénéficiaires par an. On a assisté, au fur et à mesure de la montée en charge, à une véritable reconnaissance de valeur, puisque aujourd'hui, les autorisations de fonctionner les plus contraignantes sont accordées et renouvelées continuellement. Un nombre toujours croissant de caisses de retraite, d'assurances de mutuelles, d'associations, de collectivités, nous font confiance pour assurer ce qui, à l'origine, n'était qu'une aide au ménage, pour être devenu une aide à la personne, à son environnement, lors d'un retour d'hospitalisation, à l'occasion de soins palliatifs. Depuis 2002, année de création de l'Aide Personnalisée à l'Autonomie, le Centre Communal d'Action Sociale de Calais n'a cessé d'être reconnu pour son travail en offrant, service public oblige, une action 24 heures/24, toute l'année, grâce à la combinaison des services prestataires et mandataires.
 
 L.62 : Que pouvez-vous nous dire de plus ?
 
Christian Horville : L'espace que nous accorde «Liberté 62» n'y suffirait pas... C'est le transport gratuit mis en place depuis 1972 et qui concerne 5200 personnes. Les locaux du C.C.A.S. en Centre Ville mais aussi au Fort Nieulay et au Beau Marais, au plus près des habitants de ces quartiers (30.000 logements). La mise en place des aides légales et l'action sociale qui va, depuis 1995, jusqu'aux aides aux colonies de vacances, la mise en place des chèques de service à la place des secours en espèces, la bourse «Solidarité Vacances», les «impayés d'énergie» (EDFGDF), la prise en charge de la cantine scolaire pour les familles en difficultés (800 en moyenne par mois). Bref tout ce que la droite locale trouve «indécent» !  
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Publié dans Politique

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