LIBERTE 62 - LA CRISE ? IL FAUT CONSOMMER POUR S'EN SORTIR

Publié le par Liberté 62

 


 

 

LA CRISE ?

IL FAUT CONSOMMER POUR S’EN SORTIR

 

Entre Carla et le papa du bébé de Rachida… On nous parle de crise. On tente de nous faire admettre, et de faire admettre dans les consciences collectives, que dans un pays tel que le nôtre, qui n'a jamais été aussi riche et où les profits des entreprises du CAC 40 n'ont jamais été aussi importants, qu'il va falloir que nous nous serrions la ceinture…

Non seulement nous serrer la ceinture, mais pire, mettre aussi la main à la poche puisque c'est la fiscalité locale qui doit compenser les multiples désengagements de l'Etat (diminution des dotations aux collectivités, transfert de compétences et du rôle régalien de l'Etat, service minimum dans les écoles,…). Les majorités, le plus souvent socialistes, n'ont pas trouvé d'autres alternatives que de faire payer aux seuls ménages cette politique économique de droite inefficace et socialement très injuste.

Sous période de crise, on veut nous faire accepter que :

 

• L'Etat réduit la voilure… Alors même que l'Elysée et l'assemblée nationale font l’inverse !

 

• Que les Collectivités locales doivent faire la même chose… Sauf celles de droite bien sûr…Mais elles sont minoritaires !

 

• Qu'il faut moins de Service public et donc moins de services sur nos territoires,

 

• Qu'il faut moins de santé, moins d'éducation, moins de tout… Et bientôt moins de Liberté.  En effet, parce que c'est la crise, il faudra désormais se tuer au travail jusque 70 ans et se priver d'une retraite légitime et décente.

 

• Que c'est la crise, et que cela justifie licenciements à profusion, plans sociaux à répétition, famine et  misère, …

 

Alors que le gouvernement met le chômage grandissant sur le compte d'une crise (pourtant organisée), c'est lui-même qui procède aux plus grandes vagues de licenciement en France :

 

• 20 000 suppressions de postes annoncés à l'hôpital public,

 

• 180 000 dont 80 000 suppressions dans l'enseignement annoncé pour les 4 ans à venir.

 

Les Services publics sont à la rue, les fonctionnaires sont dans la rue : policiers, enseignants, cheminots, pilotes de ligne, postiers, …

Et pour les riches, croyez-vous que c'est la crise… ? Que nenni, mon ami !

Les banques viennent avec notre argent (votre argent) de s'en mettre plein les poches. On «nationalise» les pertes et on privatisera les profits en temps voulu.

C'est l'aveu même de l'impuissance d'un système qui demande, y compris dans le secteur bancaire, plus de contrôles, plus d'Etat… Plus de services publics !

Alors, Parce que c'est la crise :

 

• Nous ne devrions pas revendiquer…?

 

• Nous n'aurions pas le droit de dénoncer les dividendes des actionnaires qui explosent et les profits des entreprises qui flambent ?

 

• Nous n'aurions pas le droit d'avoir des propositions alternatives, d'avoir une autre vision de la société, de vouloir un autre monde et crier haut et fort aux injustices face à cette politique qui nous mène droit dans le mur ?

 

Les Communistes doivent donc être les vecteurs d'une mobilisation intense, massive et populaire pour construire une véritable alternative au capitalisme qui crée les conditions de la misère et de l'exploitation humaine.

Il ne faut surtout pas laisser le défaitisme gagner du terrain ou développer la conception du moindre mal… Au prétexte qu'ailleurs (en Afrique, par exemple) il y a pire…

Non, il existe un autre possible pour mettre fin à l'illogisme capitaliste. Voyez, les chiffres parlent d'eux-mêmes :

- Sur les 190 millions de chômeurs dans le monde, le Bureau International du Travail en annonce 20 millions en plus pour 2009, portant ce chiffre à 210 millions privés d’emploi,

- Depuis le début de la crise, dans le monde c'est 150 millions de victimes de la famine supplémentaire,

- Depuis le début de la crise, les profits de la société Total s'élèvent à 1 milliard d'€ par mois !

Alors que Nicolas Sarkozy a déjà accordé 15 milliards d'€ d'exonérations fiscales aux plus riches, il vient de sortir d'un tiroir… 370 milliards d'€ pour les banques en France… Epargnons-nous «les milliers de milliards» auxquels notre conscience «limitée» ne peut donner réalité ! A ce niveau là, même le trou de la Sécurité sociale paraît bien maigre ! Soyons sérieux, la santé ne doit pas avoir de prix.

Pour vous permettre de comparer, le coût du SMIC à 1500 € net tout de suite : c'est 9 milliards d'€ comparés aux 370 milliards d'€ pour les banques… Sans commentaire.

Même Jacques Attali, éminence grise de François Mitterrand et que chacun sait ne pas être communiste, affirme qu'en période de crise il faut oser consommer et oser s'endetter pour en sortir de…

Nous devons exiger une politique des salaires ambitieuse parce que sans argent dans les ménages, pas de consommation et sans consommation, pas de croissance et sans croissance, c'est la récession et nous y sommes déjà ! Il y a donc méga-urgence.

 

Il faut DECLARER la GUERRE DES CLASSES !

Les PATRONS du CAC 40 sont des MENTEURS et des TRICHEURS !

Le capitalisme a capitulé…

IL FAUT LE DEPASSER !

 

Ce ne sont ni les agitations stériles d'un G20 inutile à Washington, ni les tergiversations de la guerre des chefs d'un Parti Socialiste cherchant une voie nouvelle, pour se donner un souffle nouveau sans s'avouer céder aux sirènes du libéralisme, qui porteront nos espoirs.

Nous devons organiser la résistance, nous devons organiser la révolte, proposer une alternative avant que la morosité ne gagne le pays…

Les gens ont peur, le désarroi les gagne certes, mais ils sont surtout en colère de voir cet argent distribué à tout-va alors que c’est à eux qu’il doit revenir… en priorité… pour consommer et ainsi juguler cette pseudo crise.

Mettons, ensemble, notre colère au service d'une résistance organisée qui porte cet espoir d'autres possibles…

 

Thomas Boulard

 

 

 georgia 4(14)

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Publié dans Edito

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